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  Soir de Bamako
Les travailleurs des services des impôts sont très fâchés : ils ont déposé un préavis de grève 48 heures, hier

Mécontents du traitement qui leur est réservé, les agents des services des impôts sont sur le pied de guerre. Hier jeudi 02 avril 2015, ces fonctionnaires ont organisé une Assemblée générale dans la cour de la direction générale des impôts sise à l’ACI 2000. Ladite assemblée générale, après avoir fait le point sur la situation des revendications, a instruit au bureau du comité syndical de déposer un préavis de grève sur la table des autorités compétentes. Ce qui fut fait immédiatement par le secrétaire général Ali Ousmane Daou, après une concertation.

PROMESSES NON TENUES
Au cours de cette assemblée générale, le bureau syndical a fait, point par point, l’état des doléances des travailleurs des impôts en souffrance depuis plusieurs années. Les revendications du comité syndical, il faut le rappeler, ont déjà fait l’objet d’un protocole d’accord en août 2013, après une menace de grève de 72 heures des travailleurs.
Les points qui n’ont pas eu une réponse satisfaisante portent sur un certain nombre de préoccupations au nombre desquelles on peut citer l’adoption d’un plan de carrière pour les cadres des impôts, l’adoption d’un statut particulier de l’agent des impôts, l’audit des fonds d’équipement de la direction générale des impôts... Le Ministre s’était engagé à donner des réponses satisfaisantes à toutes ces doléances exprimées par les travailleurs.

Deux ans après, rien ! Le bureau dirigé par Ali Ousmane Daou n’a enregistré le moindre acquis en dehors du point portant sur l’affectation d’un bureau au comité syndical. “La grève n’est pas notre souhait, mais c’est notre dernier recours”, a déclaré, très amèrement, le secrétaire général Ali Ousmane Daou, entouré par les militants. Un autre membre du comité syndical a indiqué qu’“aller en grève n’est pas notre souhait, mais le gouvernement traine les pieds, il s’amuse à nous berner”. Il a insisté sur l’impact d’une grève des agents des impôts sur l’économie nationale.
Selon des fins connaisseurs, les impôts c’est environ 70% des recettes budgétaires. On peut alors imaginer les effets de cette grève dont le préavis tombe comme une tuile sur la tête du directeur général, M. Sedima Dienta.

Laya DIARRA

Le Soir de Bamako du 3 Avril 2015

 

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