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Les postulants aux logements sociaux menacent d’assiéger le ministre de l’Habitat

Les potentiels acquéreurs de logements sociaux ne décolèrent pas contre le ministre Sidibé et la lenteur caractéristique de la gestion des 10 000 maisons convoitées par plus d’une vingtaine de milliers de candidats. Sous la houlette de leur Collectif, ils sont appelés à une mobilisation massive pour battre le pavé, ce mardi, en guise de protestation contre le flou qui continue d’entourer l’attribution de cette vague près d’une année après le dépôt des dossiers et le paiement des frais y afférents. En cause, le blocage de la liste des bénéficiaires que la commission d’attribution a dûment remis au ministre de tutelle. En effet, au lieu de procéder à sa publication très attendus par les demandeurs, M Sidibé a choisi d’engluer la procédure dans une nouvelle étape qui suscité beaucoup d’interrogations, tant chez les décideurs que dans les rangs des simples postulants. En sus du travail de la commission d’attribution, il a été fait recours à une mission d’inspection dont le rapport fait polémique pour l’heure entre le ministre et le président de la Commission. Autant dire que la confiance entre la commission d’attribution et la tutelle. L’une ne semble point disposer à cautionner ce qu’elle considère comme une tentative subtile du ministre d’influencer ses attributions, tandis que l’autre rechigne apparemment à valider les nouvelles attributions en l’état. Entre les deux, le Collectif des bénéficiaires a fait son choix, qui entend exprimer son adhésion à la liste de la commission d’attribution par une forte pression de masse sur le ministère à commencer par le sit-in de demain. En tous les cas, le blocage s’est transporté du terrain des commodités et travaux de voirie à celui des intérêts de décideurs.

Le spleen des logements sociaux

Sans doute se sont-ils tous battus à corps perdu pour disposer d’un logement propre ou presque, synonyme pour eux d’affranchissement du calvaire que leur infligeait le phénomène du loyer. Mais aux logements sociaux s’associent de plus en plus un autre calvaire manifestement inattendu. Excentrés et situés aux périphéries de la ville, les nouvelles cités s’apparentent à de véritables camps de déportation qui coupent leurs habitants des commodités nécessaires, y compris du privilège de recevoir la visite de parents et proches pour des événements sociaux. S’y ajoute que l’écrasante majorité des occupants sont des fonctionnaires dont l’essentiel des activités sont concentrées au centre-ville. Ce qui implique des contraintes des coûts énormes pour leurs déplacements quotidiens que le salaire ne supporte pas. C’est peut-être pour cela que nombre d’entre eux accusent des retards prohibitifs dans le règlement des mensualités.

Le Témoin du 16 Avril 2019

 

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