Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  L’Indépendant
Le Secrétaire général du FPA non moins coordinateur militaire de la COMPIS 15 : « Il est temps que l’administration et l’armée se déploient sur l’ensemble du territoire national »

L’accord pour la paix et la réconciliation signée les 15 mai et 20 juin sort progressivement de la léthargie à travers le pacte d’honneur qui lie désormais certaines principales communautés du nord. Les Imghad qui constituent le fer de lance de la Plateforme et les Iforas (CMA) ont, à l’issue des récentes rencontres d’Anefis, déclaré avoir mis un terme à leurs différends. D’autres groupes touaregs et arabes se sont aussi inscrits dans la même dynamique de paix.

L’accord intervenu à Anefis constitue, selon Hassan Mehdi, Secrétaire général du FPA non moins coordinateur militaire de la COMPIS 15, une avancée significative. Cet officier supérieur de l’armée malienne estime qu’il est important que les uns et les autres se ressaisissent et comprennent que ” le Mali a besoin de ses fils sans exclusion aucune. Ces groupes signataires doivent aussi comprendre qu’un contrat moral les lie à leurs communautés respectives mais aussi l’Etat central dont ils ont l’entière obligation d’aider à se stabiliser “. Il ajoute qu’ensemble “ nous pouvons bâtir une armée forte capable de défendre l’intégrité territoriale et de faire face à certains défis notamment le terrorisme, le trafic de drogue et divers trafics “.

A cet effet, il précise que les combattants du Front populaire de l’Azawad ont déjà terminé leur regroupement et sont prêts pour le cantonnement. Ils sont aussi prêts à prendre rapidement part aux prochaines unités mixtes pour la sécurisation des populations et de leurs biens, a-t-il-laissé entendre. Ajoutant que pour ce qui est de la COMPIS 15, elle a pris part à différents travaux du Comité de suivi de l’accord et a prouvé son existence et sa volonté manifeste d’aller de l’avant. En outre, il a déploré les manœuvres de certaines personnes pour tenter d’exclure ce mouvement du processus. ” Nous n’avons pas besoin de certaines rivalités et mesquineries. Nous avons besoins de nous retrouver. Pour ce faire, il faut que la confiance revienne, que l’armée se déploie partout au Mali et que l’administration revienne au nord ” a-t-il-insisté.

S’agissant de la nomination de la présidente des femmes du MNLA, Nina Walet, Hassan Medhi estime que c’est une démarche encourageante et conciliante et, la preuve que le processus de paix est véritablement en cours même s’il reste entendu que des difficultés demeurent.

Abdoulaye DIARRA

L’Indépendant du 21 Octobre 2015

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2019 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés