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Festival sur le Niger : Succès confirmé


Le Festival sur le Niger à Ségou a donc vécu. Pour la quatrième année consécutive, Ségou, terre de culture et de tradition millénaire, s’était ouverte à la fois à nos compatriotes et aux étrangers qui voulaient la découvrir.

Pendant quatre jours (du 31 janvier jusqu’au 3 février), organisateurs de la manifestation, artistes, artisans et festivaliers ont chacun à sa façon contribué à la réalisation de la mission que s’est donnée le festival à sa création : favoriser le développement d’un tourisme durable, tout en sauvegardant les richesses culturelles et naturelles de Ségou d’abord, puis celles du Mali dans son ensemble.

Le savoir local, comme moteur de développement était au centre de l’édition de cette année. Ce thème a été développé au cours d’un forum regroupant un comité scientifique composé du Dr Mamadou Fanta Simaga, ancien député-maire de la ville de Ségou, Youssouf Tata Cissé, professeur de renom aujourd’hui à la retraite, Mamadou N’Diaye, ingénieur de gestion, et le Dr Basga Emile Dialla, directeur exécutif du Centre d’analyse des politiques économiques et sociales (CAPES) de Ouagadougou.

Tous ont débattu du thème et ont pu exposer leur approche du développement et les raisons justifiant le choix du savoir local comme moteur de développement.
Le festival a aussi été l’occasion pour des artisans du pays entier de venir exposer sur le Quai des Arts. Et pour les touristes de participer durant la journée à des ateliers manuels de teinture de bogolan et de modelage traditionnel en poterie.

Conformément à son thème général, "Ségou, ville d’architecture", la manifestation a aussi proposé aux festivaliers de visiter plusieurs expositions ou villages touristiques dans la région. Le visiteurs ont pu découvrir la marque de quatre siècles d’architecture. Comme par exemple à Sékoro, la vieille ville de Ségou. Ils se sont également rendus à Kalabougou, village artisanal célèbre pour sa poterie, à M’Péba, village natal du roi Monzon Diarra, et au complexe touristique de Tériyabougou, dans l’optique d’encourager le tourisme solidaire.

Le Quai des Arts s’ouvrait la journée à diverses manifestations traditionnelles. C’est de là que les festivaliers pouvaient pleinement profiter de la scène de l’arrivée sur le fleuve du roi Biton Coulibaly avec Faro (la déesse des eaux dans la mythologie bambara), en présence des chasseurs traditionnels. Courses de pirogues, et spectacles de danses traditionnelles avec masques et marionnettes ont également meublé le programme.

Dans le même temps, de nouveaux artistes émergents tels que Pamela Badiago (révélée par l’émission de téléréalité Case Sanga), Sékou Kounta, le groupe "Tambours sans frontières" du Congo, ou encore le Los Parientes du Mexique faisaient vibrer le public.
Le soir était d’autant plus attendu par le public que les plus grands noms de la scène nationale et internationale s’étaient donnés rendez-vous sur scène : Salif Keita, Mangala Camara, Abdoulaye Diabaté, le groupe Super Biton, Habib Koité, Afel Bocoum, Madina N’Diaye et Cheick Tidiane Seck (Sénégal).

A la clôture du festival, Mamou Daffé le directeur du festival, a exprimé sa reconnaissance à tous ceux qui ont contribué à la réalisation et à la réussite de la manifestation.

En référence au thème du forum, il ajoutera : "la résistance par la culture, nous y croyons très fortement. Nous sommes convaincus qu’un pays ne peut aller de l’avant qu’en comptant sur ses propres forces et connaissances.
Nous sommes convaincus que l’Afrique pourrait occuper une place très importante dans le nouvel ordre mondial en faisant valoir ses forces culturelles, plutôt qu’en tentant de se conformer à des savoirs qui ne cadrent pas avec sa culture
".

Carine GOULEME

L’Esor du 08 février 2008.

 

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