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  Le Républicain
Festival Deni Show International : l’intégration par les enfants

Du 5 au 10 avril dernier, Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a
abrité le Festival d’Intégration Artistique et Culturelle des Enfants,
dénommé Deni Show. Durant une semaine, les enfants du Mali, du Burkina
Faso, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Sénégal, se
sont rivalisés en théâtre, danse traditionnelle...

La 9ème édition du Festival ‘’ Deni Show ’’ International de Ouagadougou à débuté le mercredi 05 avril 2006 sous un soleil de plomb. Toutes les délégations s’étaient regroupées devant le siège de l’Unicef Burkina. La cérémonie d’ouverture a été marquée par une splendide animation des différentes troupes qui, pour la circonstance, ont mis en exergue leurs talents et leurs arts.
Tour à tour, le représentant de plan Burkina et la Représentante résidente de Unicef Burkina, Mme Joan French, sont intervenus pour affirmer leur satisfaction de la tenue de cette neuvième édition de Deni Show.
Au nom de tous les enfants festivaliers, Mlle Fatoumata Sankaré, Présidente du Parlement national des enfants du Mali, a remercié tous les partenaires techniques et financiers qui ont contribué à l’organisations de ce festival des enfants.
Elle a par ailleurs rappelé que le thème du festival : ‘’ Unissons nous pour les enfants contre le Sida ’’, est une interpellation des adultes.
La cérémonie d’ouverture a été précédée d’une longue parade des festivaliers qui ont traversé la vaste et attirante cour de l’UEMOA avant de se rendre au centre culturel français de Ouagadougou.
Le Festival ‘’Deni Show’’ est un rendez-vous culturel d’échanges et de convivialité entre les futurs bâtisseurs de l’Afrique que sont les enfants. En guise d’illustration, les enfants du Mali avaient donné le ton dès l’ouverture des compétitions en interprétant en chorégraphie moderne une chansonnière traditionnelle du Burkina Faso. Ces derniers avaient su si bien interpréter les pas de danse du Warba - danse traditionnelle mossi - qu’ils n’avaient pas à envier leurs camarades burkinabé, ont souligné des confrères burkinabé.
Le Mali a été représenté à cette compétition par la troupe de l’école fondamentale Birama Ballo, sise à Baco Djicoroni.
La compétition est ouverte aux groupes d’enfants de la tranche d’âge de 5 ans à 14 ans de tous les pays africains qui le désirent.
La compétition concerne le théâtre, la chorégraphie, l’intronisation d’un chef traditionnel africain ou d’un roi et la musique traditionnelle.

Le Mali : une bonne impression

Sur les quatre numéros en compétition, le Mali s’est merveilleusement illustré sur les trois. A savoir la danse Warba, la pièce de théâtre sur les orphelins du Sida et le personnage historique. ‘’Biton’’ est le personnage mis en scène. Les enfants ont su faire revivre avec talent l’intronisation de Mamary Coulibaly dit Biton aux commandes du royaume bambara de Ségou au Xv siècle. Dans cette création, tradition et poésie s’enchevêtrent armonieusement dans une mise en scène bien élaborée.
Les enfants ont comblé le public ouagalais, avec des prestations de belle facture. Les jeunes nigériens par exemple ont émerveillé le public en chorégraphie en interprétant avec dextérité une chanson de Meiway, et les ghanéens avec leurs traditionnelles danses rythmiques.
Les ivoiriens et togolais, eux, ont touché du doigt les effets néfastes de l’excision, du mariage forcé, du Sida. Des scènes dramatiques qui ont ému plus d’un.
Avec des spectacles captivants, les salles ne désemplissent pas. Et l’apothéose fut la clôture le 10 avril dernier dans les locaux attractifs de Faso Parc sous la présidence de Mme Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat Burkinabé et marraine du festival.
L’ambassadeur du Mali, son excellence Toumani Cissoko, a tenu également à assister à cette cérémonie de clôture pour soutenir le Mali.
A la proclamation des résultats, sur les quatre prix en compétition, le Mali a remporté celui de la meilleure intronisation. Abidjan a reçu le prix de la meilleure danse traditionnelle et celui de la meilleure pièce de théâtre est revenu à Bouaké et la meilleure chorégraphie au Burkina Faso. Chaque prix a une valeur de 100 000 F Cfa.
Le grand prix de l’Intégration, d’une valeur de 800 000 F CFA, a été enlevée par la jeune troupe d’handicapés du Togo.
Les autres pays se sont consolés avec des prix spéciaux.
Le festival Deni Show, avec 9ème édition, se veut une édition de maturité.
C’est pourquoi, des institutions comme l’Unicef, Plan International ont parrainé cette édition.

Almahady M. Cissé
- Envoyé spécial

14 avril 2006

 

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