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  L’Inter de Bamako
Dioncounda traore, haut représentant du chef de l’état pour le centre : Quand le problème devient la solution

L’ancien président de la transition de 2012 imposé par la communauté internationale au peuple malien refait surface sur la scène politique. A la faveur du Conseil des ministres du jeudi, 20 juin, le président IBK le nomme Haut Représentant auprès du chef de l’Etat pour le Centre. Il apparaît aussi clairement que cet homme, au regard du passé récent de notre pays, ne peut servir la cause véritable de l’unité nationale.

Abraham Lincoln disait : « On peut tromper tout le peuple une partie du temps, une partie du peuple tout le temps, mais pas tout le peuple tout le temps. »

D’où vient le Mali et où va-t-il ? Cette interrogation pour le moins incontournable aujourd’hui exige de jeter un regard rétrospectif sur l’histoire récente de notre pays.
En fait, comme un coup préparé par des ‘’démocrates maliens’’ et la France coloniale dont ils défendent à peine voilée les intérêts vitaux contre le Mali, voilà notre pays victime d’invasion par les forces du Mal tapies pêle-mêle dans les rangs des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), de Ansardine, du Mouvement pour l’unité et la justice en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et de forces apatrides du Mali.

C’était en 2012 pendant que le général président « grand médiateur » dans les conflits en Afrique était au trône.

Une guerre- éclair a permis à ces forces combinées d’occuper les trois régions de notre pays à savoir Kidal, Gao et Tombouctou. C’est donc l’une des raisons fondamentales qui justifièrent le coup de force des jeunes militaires patriotes commandés par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

En complot contre la nation malienne et sous le prétexte fallacieux de sauvegarde de la République, les ténors de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont été sollicités pour imposer l’embargo à notre peuple travailleur.

L’inexpérience militaire et politique de nos soldats patriotes les ont conduits à lâcher le pouvoir. Un président pour le moins illégitime a été placé à la tête de la ‘’transition’’ par les ennemis internes et externes du peuple malien.

La presse ! Au même moment où nos armes ont été bloquées en Guinée par les alliés du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) de la CEDEAO, avec l’entier soutien de la France coloniale, voilà Dioncounda Traoré lancer « son cri de détresse » en direction de François Hollande alors président de la France coloniale spoliatrice de notre peuple travailleur.

C’était un triste jour du 10 janvier 2013. Comme on l’a compris, la rapidité et le zèle de l’intervention de l’armée française sur le sol de nos ancêtres prouve à suffisance qu’un plan machiavélique de retour de la France chez nous était monté de toutes pièces par la France coloniale et ses valets maliens et de la CEDEAO.

Le 13 janvier, à peine trois (03) jours après, l’appel de Dioncounda Traoré, la force dénommée ’’Serval’’ débarqua dans notre pays. L’occupation de notre pays par la France était désormais un acquis.

Le fait express de baptiser l’opération française ‘’Serval’’ ne saurait passer inaperçu aux yeux de toutes celles et de tous ceux des Maliennes et des Maliens se donnent la peine de comprendre qu’est-ce que Serval et pourquoi Serval ?

Serval est le nom attribué par le dictionnaire français Larousse à un petit animal appelé « grand chat sauvage des savanes d’Afrique, haut sur pattes, au pelage brun-orangé tacheté de noir, long de 90 cm sans la queue ».

Comme on le sait l’un des bras armés de la France en Afrique c’est bien le Tchad dont les soldats ont été sollicités par la France pour un besoin de coordination entre le sol et les airs tenus par l’aviation française dont les avions qui ont opéré les première frappes contre les envahisseurs dits djihadistes. Que nous inclinons ici devant la mémoire de tous les frères tchadiens qui ont donné ici leur sang pour aider notre peuple en période difficile.

Nous voulons simplement dire ici que le calcul de la France est aujourd’hui démasqué par tous les patriotes afro-maliens.

Depuis le temps colonial, la France avait en projet de construire à Tessalit la forteresse militaire pour le Sahel. En tout cas, depuis 2012, notre armée n’a pas pu s’installer à Kidal. La partition de fait de notre territoire n’est plus à démontrer. Le revers subi par nos vaillants soldats à Kidal lors de la visite dans cette ville du Premier ministre, Moussa Mara, le 17 mai 2014, en dit long !

Il faut que la France s’explique le moment venu. Abraham Lincoln avait dit avec juste raison : « On peut tromper tout le peuple une partie du temps, une partie du peuple tout le temps, mais pas tout le peuple tout le temps ». Les « démocrates maliens » doivent dire à notre peuple : pourquoi ça ? A beau cacher la vérité au peuple, il finira par l’apprendre et ceux qui se sont joints à la France pour trahir le Mali seront au jour démasqués. Cela est inévitable car la roue de l’histoire continue à tourner au grand dam des traites du Mali.
Au moment où notre peuple est sérieusement éprouvé par un faux conflit entre deux communautés qui avaient toujours cohabité des siècles entiers à savoir les Peulhs et les Dogons, ce sont les valets de la France qui continuent de réclamer que la France et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) restent sur notre sol.

Au même moment où nous pleurons nos morts, le président de la République a nommé son Haut Représentant pour le Centre du Mali. Et c’est bien sûr le même Dioncounda Traoré qu’il a porté son choix. C’était à la faveur du Conseil des ministres du jeudi, 20 juin. Tout apparaît sur le terrain comme si la cause de la partition est désormais entendue. Il apparaît aussi clairement que cet homme, au regard du passé récent de notre pays, ne peut servir la cause véritable de l’unité nationale. Contrairement à ce que IBK pense, Dioncounda est le problème et non la solution.

Chaque jour que Dieu fait, les Maliens se demandent qui sont ces hommes qui ensanglantent la terre des ancêtres des communautés peulhs et dogons. Une question que les Maliens ne se posent pas ou rarement c’est : où sont partis les très nombreux revendeurs de téléphones portables qui pullulaient partout dans les rues de notre capitale ?

L’histoire nous édifiera à temps opportun. Cela est indubitablement comme la si bien dit Alexandre Koyré : « La route vers la vérité est pleine d’embûches ; c’est à travers les erreurs que l’esprit progresse vers la vérité. » Il est temps d’arrêter le massacre de nos populations qui ont toujours vécu ensemble dans la paix et la concorde.

Il est donc temps de cesser de se voiler la face : tant que la France restera sur notre sol, les ennemis de la paix continueront à commettre leurs forfaitures. A quelles fins donc a été nommé l’homme qui a appelé à la rescousse l’armée coloniale française comme Haut Représentant du chef de l’Etat pour Centre du Mali ?

Le temps est galant.

Fodé KEITA
Le 24 Juin 2019

 

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