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  Le Reflet (Hebdo)
Conseil extraordinaire de la Femafoot

La sagesse l’emporte sur la passion à Ségou

A Ségou, le week-end dernier, on s’attendait à ce que le déluge emporte le bureau fédéral mis en place le 25 juin 2005 à la faveur déjà d’un Conseil extraordinaire qui avait balayé le bureau de Tidiane Niambélé. Mais, finalement, le dialogue et le consensus ont prévalu. L’équipe dirigée par Salif Kéita « Domingo » reste en place. Mais, elle doit franchement composer avec tous les acteurs pour mener à bien sa mission.

Après une série de déconvenues, d’errements, de choix contestés, d’actes provocateurs..., le Comité exécutif de la Fédération malienne de football s’est vite retrouvé dans l’œil du cyclone. Il avait fait l’unanimité sur son incompétence à sortir le football malien de la crise qui l’a privé de la Can et du Mondial 2006. D’où la nécessité de l’organisation d’un conseil extraordinaire dont la date, le lieu et l’ordre du jour avaient également fait l’objet d’un débat houleux.

Beaucoup de citoyens et de dirigeants réclamaient la tête de Domingo pour sortir de l’impasse. Mais, ce dernier ne l’attendait pas de cette oreille. Les deux tendances étaient visiblement prêtes à tout pour triompher. Ce qui faisait craindre le pire à Ségou le 1er avril 2006. Heureusement, dans la Cité des Balanzans, la sagesse l’a emporté sur la passion et l’extrémisme. Ce qui a eu le mérite de concilier les positions et de réconcilier les protagonistes. Les uns et les autres ont fait leur mea culpa.

Une fois les divergences aplanies, il faut maintenant faire face à l’essentiel : la reconquête de la place du Mali dans le gotha du football africain. Cela passe par la présence des Aigles à la Can 2008 au Ghana. Une qualification liée, en partie, au recrutement d’un entraîneur de haut niveau capable de ramener la discipline, la cohésion et un mental de conquistador au sein de l’Equipe nationale de football.

Le président de la Femafoot a sollicité « l’appui de tous » pour réussir sa mission. Mais, il doit savoir maintenant que ce soutien est, en grande partie, lié au comportement de son équipe à l’égard des autres acteurs. Personne n’acceptera désormais d’être mis devant le fait accompli. Il faut donc éviter le cavalier seul pour préserver le consensus auquel on est parvenu à Ségou. Il faut respecter tous les acteurs en fonction de leur statut et leur rôle.

Gageons que l’équipe fédérale en place ait tiré toutes les leçons de la crise qui a failli l’emporter, en moins d’une année de mandat. Gageons également que la gangrène ne se soit pas cicatrisée sur le pus. Le conseil extraordinaire du 1er avril a-t-il définitivement tourné la triste page de la crise du football malien ? Espérons seulement que le consensus auquel les acteurs sont parvenus le week-end dernier à Ségou ne soit pas simplement un... poisson d’avril !

Moussa Bolly

04 avril 2006.

 

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