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  Les Echos
Circulation à Bamako : L’échangeur multiple inauguré

L’échangeur multiple inauguré hier par le chef de l’Etat va contribuer à rendre fluide la circulation, mais il va falloir que les usagers fassent d’abord preuve de civisme.

" On ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs", c’est ce proverbe que le président de la République Amadou Toumani Touré avait usé pour attirer l’attention sur les désagréments que les travaux de réalisation de l’échangeur multiple allaient engendrer. C’était au cours de la pose de première pierre de l’édifice qu’il a inauguré lundi 20 septembre 2010 au grand bonheur des usagers.

Selon un ingénieur de l’entreprise Covec qui a exécuté les travaux, le chantier a comporté trois phases. La construction de l’échangeur multiple et ses bretelles constitue la première phase. La 2e a concerné l’élargissement à deux voies du tronçon du monument de la Colombe au pont du Woyowayanko sur la route Bamako-Kourémalé sur une distance de 4,3 km et de l’avenue Kwamé Nkrumah sur 1,7 km.

La 3e phase a consisté, précise-t-il, à élargir en 2x2 voies, le tronçon de la route allant du pont de Woyowayanko à la sortie de Sébénicoro, y compris la construction du pont de Woyowayanko. Autrement dit, l’échangeur a permis la construction de deux autoroutes. Une qui va de l’échangeur au monument Kwame NKrumah et l’autre de la Cité administrative vers la sortie de Sébénicoro.

Le technicien ajoute que l’édifice comprend également 4 ouvrages d’art de 4,26 km de voies et bretelles de raccordement, des murs de soutènement de la bretelle d’accès à la Cité administrative (côté station de traitement des eaux de l’EDM), de la voie d’accès à la Primature (Cité administrative, côté sud-est) et de l’éclairage public.

Embellissement et mobilité

Son coût global est estimé à 20,6 milliards de F CFA hors taxes. Le financement a été assuré à hauteur de 49 % par le budget national, 34 % par la BOAD et le reste par la BIDC de la Cédéao.
En procédant hier à son inauguration en présence de plusieurs personnalités, le chef de l’Etat a insisté sur la vision du projet qui vise à rendre plus fluide la circulation à Bamako.

Les témoignages que nous avons recueillis sur place ont majoritairement rappelé la croissance du parc automobile et d’engins à deux roues imposant la nécessité d’améliorer les infrastructures routières de la capitale. Les ingénieurs parlent de mobilité urbaine qui, selon eux, permet au citadin de vaguer tranquillement à ses affaires, ce qui a, dit-on, a un impact réel sur l’activité économique.

Cependant, pour certains policiers, l’échangeur à lui seul
ne va pas résoudre tous les problèmes de circulation à Bamako.

Pour l’adjudant Mamadou Tangara de la Compagnie de circulation routière (CCR) tant que les usagers ne respectent pas le code de la route et se plier aux consignes des agents de circulation, les accidents et des bouchons vont toujours demeurer.

M. Tangara croit même qu’il va falloir accentuer les campagnes de sensibilisation à l’intention des populations qui, au-delà du respect du code de la route, doivent participer à l’entretien du réseau routier.

Amadou Waïgalo

21 SEPTEMBRE 2010.

 

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