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  Urbanisme
Bamako, il était une fois, la vieille ville (6)

Comme cité urbaine, Bamako a une histoire, un commencement, un noyau. Des efforts et sacrifices ayant contribué à sa création dépendront l’essor, l’ampleur et la grandeur de la cité. Selon que vous vous adressiez à un grand griot ou un petit Niaré, c’est le guerrier Fofana qui le dit, ce récit variera. Ce haut lieu est tout un symbole. Cependant la constante de chaque version, à n’en pas douter, sera l’implantation de la ville avec ses établissements humains. Ce noyau urbain, pour Bamako, porte le nom de Vieille ville. En avez-vous entendu parler ? Cette version est-elle la bonne ? Bonne lecture et merci d’avance pour votre contribution.

Espaces communs ...

Ils sont divers : de la cuisine, espace exclusif à la femme, à la cour endroit idéal pour passer la nuit à la belle étoile lors des grandes chaleurs ; sans oublier que l’on y accueille le public lors des événements familiaux (malheureux et ou heureux).

Espace cuisine...

Une des pièces essentielles de l’espace familial reste la cuisine. Contrairement à la cuisine européenne sa soeur africaine, cet espace est réservé et propre à la femme.

Ici, il est très rare d’y rencontrer les hommes, surtout le Chef de famille. Tant que le permettent les intempéries, les travaux ménagers se déroulent au dehors, la pièce étant destinée et réservée surtout au stockage des ustensiles et des provisions tels que bois,charbon, sac de riz ou de mil et autres condiments.

Une cuisson se déroulant en plein air, trouve sa place à l’ombre projetée d’un arbre ou sous un hangar aménagé à cet effet ; ou tout simplement à l’ombre projetée d’un pan de mur.

Vestibule, espace de transition entre le domaine ...

La communication entre l’espace public et le dehors se fait par le vestibule ou « boulonw », point d’intersection entre les espaces public et personnel.
Le vestibule joue ce rôle de distribution entre les différents espaces.

Elément remarquable sur la concession, le vestibule peux être spacieux et se détache souvent du reste des bâtis. Monumental et assez représentatif, le vestibule comporte toujours au minimum deux portes : l’une s’ouvre sur la voie publique et l’autre donnant sur l’intérieur de la concession. Le public et la propriété personnelle ou familiale

Ses fonctions sont multiples : espace de transition entre les différentes zones, il est un lieu ou tout personne étrangère, exempte de tout soupçon bien sûr, peut trouver abri pour y passer la nuit.

Aussi, peut-il être un lieu de rassemblement pour les membres de la famille à certains moments de la journée, exploité comme atelier et pourquoi pas au pire des cas, servir de lieu de repos pour les animaux. C’est vrai, car ne perdons pas de vue qu’en Afrique, nous aimons vivre en ville tout en gardant les habitudes du village.

Les cases à toit de chaume ont presque disparu de la ville pour céder la place aux constructions en banco couverte de terre battue. Les matériaux importés, et surtout de la tôle ondulée galvanisée de plus en plus répandue, se substituent à la toiture en terrasse qui nécessite des entretiens périodiques à veille de la saison hivernale.

L’habitat traditionnel de la vieille ville, avec l’introduction des matériaux importés tels le ciment, les fers, a connu de profondes mutations.

Pas toujours bien appropriée à nos contrées, il est indispensable de procurer aux habitats des dispositions pour lutter contre la chaleur par exemple de la tôle, matériau n’assurant pas une bonne isolation thermique pendant l’été.

Aujourd’hui à Bozola ...

L’habitat traditionnel y est fortement métissé : les constructions sont les produits de l’auto construction, la devanture des maisons d’habitation est transformée en boutiques et en magasins de stockage des produits divers et surtout importés, les voies de communication sur le long des boutiques sont enclavés.

Dans la “Vieille Ville” nous assistons à une prolifération de boutiques avec la forte impression que s’y déroule une éternelle foire quotidienne. Le commerce de proximité est très développé grâce au secteur informel, pauvreté oblige.

(à suivre)

09 août 2005

Bibliographie :
Archive et bibliothèque nationale

Crédit photo :
Collections Fortier et personnelle

Cheich Abd El Kader, architecte
abdelkader@afribone.net.ml
abdelkader@Koulikoro.net.ml

 

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