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  Soir de Bamako
Apurement de la dette intérieure : « Magouille » officielle dans les circuits financiers de l’État ?

En tous cas les créanciers de l’État sont formels : on prélèverait 58% sur leurs factures dues. A quelle fin ? Motus et bouche cousue. La rumeur enfle et exige des explications logiques. Les créanciers de l’État malien (commerçants et autres prestataires de services) jurent la main sur le coeur que des prélèvements de l’ordre de 58% sont pratiqués sur leurs dus par les services financiers de l’État. Sans aucune raison apparente.

Sur financement de la Banque Mondiale, l’État malien s’est engagé à apurer la dette de ses créanciers nationaux (commerçants et autres prestataires de services). Une initiative louable compte tenu du sacrifie consenti par ceux-là à qui l’État doit des milliards de Fcfa , mais aussi de l’état de décrépitude avancée de l’économie nationale. Une telle initiative pourrait amorcer la relance de notre économie chancelante.

Pour l’apurement de cette dette intérieure, les créanciers qui sont reconnus par l’État sont divisés en deux vagues. Pour le moment, c’est la première vague qui est en train d’être traitée. Mais déjà, et comme il fallait s’y attendre, la grogne se fait écho chez les créanciers de l’État, car des individus qui, apparemment, n’ont rien perdu de leur réflexe de magouilleurs, semblent avoir repris du service. Une perspective qui n’augure rien de bon pour la relance de l’économie nationale, et qui, plus grave, menace dangereusement la paix sociale.

En effet, les créanciers de l’État affirment être soumis à un terrorisme financier sans précédent. Pour se faire payer, chaque créancier de l’État doit au préalable accepter le prélèvement de 58% sur son dû, sans savoir pourquoi, et à quelle fin.
Pour ces derniers, pas question d’accepter et de plier devant ce terrorisme financier. Leur colère est si justifiée que nul ne parvient à leur expliquer pourquoi un tel prélèvement sur leurs dus au niveau des services financiers. Le Ministre de l’Économie et des Finances est-il au parfum de cette pratique ? Que peut-il dire pour éclairer l’opinion publique malienne sur ce terrorisme financier ? Qu’en est-il du dossier des créanciers non reconnus par l’État, et à qui on doit pourtant plus de 70 milliards de Fcfa ?

Assane Sy DOLO

Le Soir de Bamako du 08 Avril 2015

 

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