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  Les Echos
Après la chute de Modibo Keita : La traque des miliciens

Une chasse aux miliciens est intervenue après la chute du régime de Modibo Kéita.

Il n’y avait aucune mauvaise intention à l’origine de la création du corps de la milice populaire qui travaillait au compte du parti Union soudanaise/Rassemblement démocratique africain (US-RDA, parti-Etat après l’indépendance). Les miliciens étaient recrutés localement.

Ils recevaient une formation militaire et politique. Le corps était composé de jeunes jugés assez dynamiques. Ils avaient pour mission de défendre l’intégrité territoriale, de veiller sur les mœurs et de participer au développement économique du pays.

« Il fallait une sorte de représentativité du pouvoir dans toutes les localités du pays. C’est ainsi qu’on a créé le corps de la milice. Tout le pouvoir était confié à ce corps au niveau des collectivités territoriales » , explique Moussa Traoré, assistant de recherche et directeur général adjoint du Mémorial Modibo Kéita.

Dans l’accomplissement de leurs missions, des miliciens ont pu commettre des abus. La vengeance, les raisons sociales, culturelles et économiques étaient, selon notre interlocuteur, à la base des exactions des miliciens.

La milice avait souvent commis des abus sur les populations qui se sont révoltées contre eux après la chute du président Modibo Kéita le 19 novembre 1968. Le « vent de liberté » soulevé par l’avènement du Comité militaire de libération nationale (CMLN) avait conduit certains citoyens à traquer les miliciens et leurs familles. Ils ont passé de rudes moments et devaient raser les murs pour ne pas être les victimes d’une vendetta presque tolérée.

Les miliciens ont fait les frais de certaines inconduites. Pour échapper à cette chasse aux sorcières, certains, selon des témoignages, étaient allés se terrer dans leurs champs pour longtemps. D’autres avaient dû abandonner leurs circonscriptions ou même le pays.


Sidiki Doumbia

20 Mars 2009

 

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