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Le Mali, à l’instar des autres pays africains, a célébré hier 25 mai, la journée de l’Afrique. En plus, pour la circonstance, notre pays organise une semaine de l’Intégration Africaine.

Ainsi, après la montée des couleurs à la Tour de l’Afrique en présence du Chef du gouvernement et des ambassadeurs de la communauté africaine, des organisations régionales et sous-régionales, le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, M. Badra Alou Macalou a lancé la semaine de l’Intégration Africaine au Centre International de Conférences de Bamako.

C’était en présence des représentants de la CEDEAO, de l’UEMOA et des communautés africaines résident au Mali. Cette année, en relation avec la Commission de la CEDEAO, le thème retenu pour la semaine est : <<Libre circulation des personnes, droit de résidence et d’établissement dans l’espace CEDEAO>>.


Le ministre MACALOU

Dans son discours d’ouverture de la semaine, M. Macalou a d’abord remercié, au nom du gouvernement, tous ceux qui sont venus célébrés avec eux le 25 mai 2008. Selon lui, depuis 1994, le ministère, à travers la délégation de l’intégration, célèbre la journée de l’Afrique.

Pour le ministre Macalou, la semaine de l’intégration, telle qu’elle est conçue, est un moment de brassage, d’entraide entre les peuples à travers des manifestations culturelles sportives.

Aussi, c’est un moment de grande communication pour informer les cadres, opérateurs économiques et la population sur les contenus, l’organisation de l’intégration d’une part, et sur les défis et les enjeux de cette intégration. Il a par ailleurs souligné que le Mali a été de tous les combats de l’intégration et a apporté une contribution de qualité.

Après l’ouverture de la semaine, la journée du 25 mai 2008 a été consacrée à une conférence-débats sur le thème : <<Libre circulation des personnes, droit de résidence et d’établissement dans l’espace CEDEAO>>.

La représentante de la CEDEAO

A cette occasion, la représentante de la CEDEAO, Mme Adrienne Diop, a rappelé les différentes mesures prises par la CEDEAO pour la libre circulation des personnes et des biens. Elle a d’abord souligné qu’il a été adopté par les Chefs d’Etat de l’espace une vision en juin 2007, c’est de passer de la CEDEAO d’Etats à la CEDEAO des peuples.

Et cela pour que les peuples se sentent concernés. Ainsi, des priorités ont été identifiées comme la réduction de la pauvreté, le développement des infrastructures, la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Elle a ensuite précisé qu’il est reconnu cinq droits fondamentaux pour les peuples de la CEDEAO à savoir : le droit d’entrée (mais il y a des difficultés d’où l’organisation d’un débat), le droit de séjour, le droit de résidence, le droit d’établissement (liberté d’exercice des activités commerciales, artisanales, industrielles, des activités libérales) et le droit d’accès à la Cour de Justice.

Le réprésentant de L’UEMOA

Quant au représentant de l’UEMOA, il a soutenu que les acquis de la CEDEAO sont considérés par l’UEMOA qui a en plus caractérisé secteur par secteur pour une rédynamisation. C’est pourquoi selon lui, l’UEMOA a organisé des ateliers avec des différents corps (avocats, médecins…).

Au terme de ces ateliers, des projets de loi sont soumis en conseil des ministres de l’UEMOA. A en croire le représentant de l’UEMOA, l’expérience leur montre qu’ils sont dans la bonne voie.

Après les différentes interventions suivies de débats, la journée a été aussi marquée par la dégustation des mets africains. Signalons que l’après-midi a été consacré au match de football des demi-finales de la coupe de l’Intégration Africaine dont la finale sera jouée le mardi 27 mai 2008 au Stade Ouézzin Coulibaly.


Dado CAMARA

27 Mai 2008