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Le Conseil économique, social et culturel (CESC) a ouvert lundi à son siège à Koulouba sa 8e session ordinaire sur le recueil annuel 2008 des attentes, besoins et problèmes des populations. Mais l’actualité brûlante (école, la vie chère et la crise au nord), évoquée par le président Moussa Balla Coulibaly, a ravi la vedette à l’ordre du jour.

Le plus souvent, les sessions du CESC servent de tribune à son président, Moussa Balla Coulibaly, pour aborder les questions brûlantes de l’heure en vue de donner son point de vue reflétant celui de son institution et de faire des propositions.

Il n’a pas dérogé à la tradition le 2 juin 2008 en parlant de l’école, de la vie chère et de la crise du Nord. Des thèmes qui se sont invités dans son discours inaugural de la 8e session du CESC.

Moussa Balla Coulibaly a affirmé, parlant de l’école qu’il « s’agit d’une préoccupation nationale majeure » à laquelle son institution a consacré plusieurs sessions avec des résultats disponibles.

La vie chère constitue, selon lui, un phénomène économique plus conjoncturel que structurel se traduisant par le fait, que les revenus ne couvrent pas les besoins. A ses dires, l’action sur les prix et « l’Initiative riz » tentent d’y répondre.

Par contre, les actions perpétrées par les bandes armées au nord-est de notre pays sont une menace pour la nation. Il a interpellé cette même nation en invitant le Premier ministre et son gouvernement à organiser la réponse de la nation et que « cette réponse sera nécessairement politique et militaire ».

L’article 107 de notre Loi fondamentale donne mandat aux membres du CESC, de rencontrer tous les ans, les populations en vue de recenser leurs attentes, besoins et problèmes. Cette année, ils ont sillonné les 8 régions et les 6 communes du district de Bamako.


Analyser et adopter

Eu égard à l’importance de la colonie malienne vivant à l’étranger, le CESC a jugé utile d’élargir la concertation à la diaspora malienne de France et de la Côte d’Ivoire qui ont été rencontrées par le vice-président de l’institution, Mohamed Bassirou Camara.

Pendant deux semaines, les membres du CESC sont conviés à l’exercice consistant à analyser et adopter le recueil 2008 des attentes, besoins et problèmes des populations qui leur ont exprimé leur vécu quotidien, leurs préoccupations et des idées assorties de recommandations.

Moussa Balla Coulibaly, a par la même occasion, rappelé les événements qui se sont déroulés au CESC ces derniers mois. Il a parlé de la tenue du 19 au 21 mars 2008, de la 2e session ordinaire du CESC de la Cen-SAD dont le thème était « la problématique de l’eau dans l’espace Censad, besoins et attentes des populations ».

A en croire le président Coulibaly, les plus hautes autorités du pays ont instruit au CESC de revoir le cadre institutionnel d’analyse de la situation et de mener la réflexion sur notre système électoral, le statut de l’opposition, l’organisation et le fonctionnement des institutions de la République, l’objectif étant de faire des propositions visant à conforter le cadre juridique et la pratique de la démocratie.

Le président du CESC a indiqué que le résultat de leurs réflexions sur la réforme des institutions a été transmis à l’équipe chargée de ces consultations.


Abdrahamane Dicko

03 Juin 2008