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Après le succès des sept précédentes éditions, le ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, à travers la délégation générale de l’intégration, a débuté, ce week-end les activités de la huitième édition de la semaine de l’Intégration Africaine.

C’est ainsi qu’après le pavoisement des voies et lieux de rencontre avec les drapeaux du Mali et l’organisation d’une nuit de l’Intégration Africaine, les 23 et 24 Mai, suivis de la montée des couleurs à la Tour de l’Afrique sous la présidence du Premier ministre,

le chef du département des Maliens de l’Extérieur et l’Intégration Africaine, M. Badra Alou Macalou,

a procédé, le dimanche 25 Mai, à l’ouverture des activités par une conférence-débats dans la salle Balla Moussa Keïta du Centre International des Conférences de Bamako.

A cette rencontre, on a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités, parmi lesquelles la représentante de la CEDEAO, Mme Adrienne Diop et un représentant de la Commission de l’UEMOA, qui vont d’ailleurs animé ladite conférence-débat, appuyés par un représentant des services maliens de la Sécurité et le Chef de la délégation générale à l’Intégration.

Selon le ministre Badra Alou Macalou, telle qu’elle est conçue, la semaine de l’intégration est un moment de brassage intense entre les communautés africaines résidant au Mali et la population malienne, à travers des manifestations culturelles et sportives.

C’est aussi un moment de grande communication pour informer les cadres, les opérateurs économiques et la population sur les coutenus des programmes d’intégration d’une part, et sur les défis et enjeux de cette intégration d’autre part, dira-t-il.

Aussi, pour le ministre Macalou, cette année, en relation avec la commission de la CEDEAO, le thème principal retenu pour cette semaine est “La libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement dans l’espace CEDEAO”.

Aux communautés africaines résidant au Mali, soucieuses d’apporter leur contribution à l’émergence d’une citoyenneté régionale et sous-régionale, le ministre des Maliens le l’Extérieur et de l’Intégration Africaine adressera ses félicitations et exprimera ses remerciements.

Aussi a-t-il rappelé que le Mali est, par vocation, une terre d’acceuil où l’hospitalité de son peuple n’a jamais été démentie.

A l’heure où l’Afrique en général, et notre sous-région en particulier, cherche une nouvelle voie pour relever les nombreux défis qui les assaillent, votre engagement aux côtés du peuple Malien sera d’un apport inestimable”, a encore déclaré le ministre Macalou, en s’adressant aux communautés africaines participant à cette rencontre.

Pour ceux qui s’interrogent sur les raisons de cet engouement en faveur de l’Intégration Africaine, le ministre Badara Alou Macalou a également saisi l’occasion pour rappeler que notre pays, né dans un contexte d’intégration, a très vite compris que les micro-Etats n’ont de chance de survie que dans l’unité.

C’est aussi dans la lutte permanente de l’Unité Africaine, le Mali, depuis la signature de la Charte de l’Union Africaine en 2002, a été de tous les combats et apporté une contribution politique de qualité tant au plan régional qu’au niveau continental”, rappelera t-il.

De l’avis du ministre Macalou, rien ne doit aujourd’hui retarder la marche de l’intégration et ce, malgré les multiples difficultés rencontrées et qui continuent d’être rencontrées dans la réalisation de ce voeu.

Aussi, les principaux conférenciers qui ont abordé le thème ont fait ressortir les difficultés qui entravent la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO.

Ce fut une bonne occasion pour rappeler également les gros efforts déployés et qui seront déployés. Cette conférence-débat a été riche en échanges entre les participants. Avant la fin des débats, beaucoup ont été éclairés sur le contenu des différents textes et les efforts pour leur application.

Laya DIARRA

26 Mai 2008