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L’annonce a été faite hier par le directeur du Comité de régulation des télécommunications (CRT), Choguel Kokala Maïga, lors d’une conférence de presse qui marque ainsi le lancement de l’opération de changement du plan national de numérotation téléphonique.

Le changement concerne aussi bien les réseaux fixes que mobiles. En ce qui concerne le réseau fixe Sotelma à Bamako, il faudra désormais composer le chiffre 20 suivi des six derniers chiffres de l’ancien numéro.

Par exemple, le 224 52 77 deviendra 20 24 52 77. Pour les régions, c’est le chiffre 21 suivi des six derniers numéros. Le préfixe 2 de l’ancien numéro va tout simplement céder la place aux préfixes 20 et 21. Pour Malitel, la branche mobile de la Sotelma, le client devra désormais composer le 6 suivi de l’ancien numéro. Par exemple 684 47 35 deviendra 66 84 47 35.

Du côté d’Orange Mali, le second opérateur téléphonique, il faudra composer le chiffre 4 suivi de l’ancien numéro pour le réseau fixe. Pour le réseau mobile, l’ancien numéro est simplement précédé du chiffre 7. Par exemple, le 468 22 30 deviendra 74 68 22 30.

Une précision très importante : les numéros d’urgence restent inchangés. Il s’agit du 15 pour la santé publique, 17 pour la police et 18 pour les sapeurs pompiers. Ne connaîtront aussi aucun changement le 223 (indicatif international du Mali depuis l’étranger) et le 00 ou + (code d’accès à l’international à partir du Mali).

Le plan national de numérotation téléphonique va coûter plus de 1,2 milliard Fcfa à la Sotelma et 900 millions Fcfa à Orange Mali. La dépense imposée à Orange Mali est donc inférieure à celle de la Sotelma non tant du fait de la couverture géographique mais parce qu’Orange a récemment beaucoup investi dans des installations qui lui serviront dans le cadre de l’opération du changement de numérotation.

Par contre la Sotelma prévoit de remplacer les centraux de Kéniéba, Douentza, Kangaba et Kidal. Ces équipements techniques vont donc nécessiter de gros investissements.
Les travaux de l’opération du changement de numérotation ont été confiés à une équipe d’ingénieurs de l’École supérieure multinationale des télécommunications de Dakar. Celle-ci a décroché le contrat, après un appel d’offre international.

Les avantage du nouveau plan national de numérotation sont multiples, assure Choguel Kokala Maïga. En effet, le passage à 8 chiffres créé un réservoir exploitable de plus de 100 millions de numéros contre seulement 10 millions actuellement. L’opération va aussi faciliter l’installation éventuelle d’autres opérateurs sur le marché. Tout comme elle participera de l’harmonisation du plan national avec ceux des pays de la sous région.

« Avec 100 millions de numéros, les opérateurs téléphoniques ont la possibilité d’étendre leurs réseaux et créer de nouveaux services. L’opération ouvre également la perspective pour l’État d’introduire de nouveaux opérateurs, après la période d’exclusivité dont bénéficiera le futur repreneur de la Sotelma. Il faudra aussi plusieurs années pour penser à une nouvelle numérotation qui coûte cher aux opérateurs« , a commenté le patron du CRT.

Le nouveau plan de numérotation n’a pas que des avantages, il peut aussi causer des désagréments aux consommateurs comme le changement d’habitude, la remémorisation des numéros, le changements d’imprimés et autres. Reconnaissons toutefois qu’ils sont moindres par rapport aux avantages.

M. KÉITA

15 Aout 2008