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Dans les différents exposés au cours de ce 65è numéro du club de presse de la radio Kledu qui s’est tenu en collaboration avec la fondation Friedrich Ebert, le 26 juin 2010, au centre du secteur privé portant sur le thème : partis politiques, gouvernances et sécurité, les trois panélistes du jour Ali Nouhoum Diallo de l’ADEMA- PASJ, Nancoman Keïta, secrétaire politique du RPM et le commissaire Balla Traoré du ministère de la sécurité et de la protection civile ont tenu à édifier l’assistance et les auditeurs de la radio Kledu sur cette problématique.

Les panélistes ont d’abord tenu à préciser que ‘’ les concepts partis politiques, gouvernance et sécurité’’ sont indissociables. Dans la mesure où, selon eux, ces différentes notions sont des facteurs indispensables pour la construction et la consolidation de l’État de droit non seulement pour la promotion d’une vie politique apaisée mais aussi pour l’enracinement d’une culture démocratique intériorisée et le plein respect des droits de l’homme.

Il s’agit pour les partis politiques de définir une stratégie et d’être des acteurs à part entière de la gouvernance démocratique et de la sécurité. Ce que fait savoir Ali Nouhoum Diallo, 10è vice président de l’ADEMA- PASJ.

Avant de mettre un accent particulier sur les causes et les manifestations de l’insécurité. Selon lui, l’insécurité est en relation avec la gouvernance. Elle se traduit par le trafic de toutes sortes : l’incivisme, le manque de patriotisme, la non reconnaissance du mérite, le manque d’autorité de l’État et la gestion foncière sont entre autres les sources d’insécurités. Ces éléments d’insécurité sont surtout engendrés par le manque d’emploi et le chômage des jeunes, l’influence des enfants sur les parents et le manque de communication.

A coté des pouvoirs publics, les partis politiques et les organisations démocratiques ont un rôle à jouer dans la formation et la sensibilisation des citoyens. Pour lui, la mission première des partis politiques est de promouvoir la conscience citoyenne, celle des populations dont le bien être est leur raison d’être.

Pour le secrétaire politique du RPM, Nancoman Keita, le thème partis politiques, gouvernance et sécurité est une interpellation non seulement des organisations politiques mais aussi du pouvoir exécutif. Face aux perturbations engendrées par l’insécurité par faute du manque de contrôle de l’Etat, le favoritisme et autres maux non moins importants, il est indispensable aujourd’hui de repenser l’Etat, la société et nos valeurs sociétales. Selon lui, l’homme doit être au cœur des préoccupations et non l’argent.

Le troisième panéliste, le commissaire Balla Traoré, a indiqué que le phénomène de l’insécurité est un phénomène dynamique qui nécessite une évolution des moyens de lutte. Pour lui, la notion de l’insécurité s’explique par deux éléments à savoir les facteurs externes et les facteurs internes.

Le premier élément se traduit par le trafic de drogue et le terrorisme. Ce premier volet de l’insécurité est très complexe et très difficile à résoudre sans une synergie d’actions.

Le deuxième volet portant sur les éléments internes de l’insécurité est plus facile à résoudre avec la volonté politique.

Le phénomène de l’insécurité ne doit plus être l’affaire des seules forces de sécurité mais plutôt une affaire qui a besoin de l’implication de tous les acteurs du développement pour la paix sociale.

Nouhoum Dicko

29 Juin 2010.