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La 5é édition du triangle du balafon s’est déroulée à Sikasso conformément au calendrier prévu. Malgré la forte mobilisation des Sikassois pour rendre la fête plus belle, on a noté des insuffisances d’ordre organisationnel qui sont, entre autres, l’insuffisance de moyens de déplacement et le manque d’encadrement des candidats nationaux.

« Soucieux de préserver les droits du cœur de cet espace, ma délégation suggère sa mutation en carré ou en polygone, pour ne pas dire simplement un espace du festival du balafon, formule qui rétablirait chacun des pays de la sous région ayant en partage cet instrument mythique et fédérateur dans son droit naturel« . C’est par ces mots que le ministre de la culture des arts et loisirs de la Guinée Conakry, Aly Gilbert Iffono a annoncé l’intégration de son Etat au festival du balafon. C’était le dimanche 9 novembre à la clôture de cette 5é édition.

Au cours de laquelle des diplômes de reconnaissance ont été décernés aux partenaires du festival, à la société civile et à des personnes ressources. Celle-ci a été suivie par la remise des prix aux jeunes artistes qui se sont distingués et qui sont : le prix du plus jeune joueur du balafon revient à Soro Arouna de Korhogo (RCI) et le prix du meilleur joueur du balafon a été accordé à Ali Sanou (Burkina Faso).

Le jury de cet événement avec à sa tête maître Adepo Yako Lyon a procédé au choix des lauréats dont le premier prix est une enveloppe de 1 500 000 FCFA qui revient au groupe Yafié du Burkina Faso et le second prix d’une valeur de 1 000 000 FCFA au groupe Lassina Bengaly du Mali et le troisième prix d’une valeur de 750 000 FCFA a été attribué au groupe Djiguiya du Burkina Faso.

La remise de ces prix a fait l’objet de recommandation du jury : «aux artistes, de mettre le balafon au centre de la création artistique, d’assurer un encadrement de qualité des troupes sélectionnées avant les compétitions, d’approfondir la recherche dans les domaines de la créativité au niveau musical et au niveau des costumes en puisant dans les répertoires traditionnels, de veiller à ce que les instruments de soutien ou d’accompagnement du balafon ne prédominent pas sur l’expression musicale du balafon, aux organisateurs, de mettre en place une bonne équipe technique afin d’assurer aux différentes prestations une meilleurs qualité de son et de lumière, et d’organiser le plateau technique et artistique.

De rendre responsables les différentes directions nationales de l’action culturelle des pays participant à la préparation des troupes en compétition».

Samba TRAORE

Stagiaire

20 Novembre 2008