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kidal3.jpgLa semaine dernière, à l’assemblée nationale, les élus de la nation étaient en plénière. C’est ainsi qu’à l’unanimité, les 78 votants, ont adopté le projet de loi défendu par le ministre de l’Agriculture Seydou Traoré, portant ratification de l’ordonnance n°07-012/P-RM du 22 mars 2007 autorisant la ratification de l’accord de prêt signé à Rome le 16 février dernier entre notre pays et le Fonds international de développement agricole (FIDA) pour le financement du Programme intégré de développement rural de la Région de Kidal (PIDRK).

Il s’agit d’un crédit de 5,87 milliards destiné à assurer une partie du financement du PIDRK qui vient d’être mis à la disposition du Mali. Il est accompagné d’un don du Fonds belge de suivi (FBS) d’un montant de 1,785 milliard de Fcfa.

Programme intégré initié par le gouvernement avec l’appui du FIDA et d’autres partenaires (BOAD, FBS, PAM), le PIDRK va couvrir six des onze communes de la Région de Kidal. Il touchera également de façon ciblée les zones latérales du Tilemsi et du Tamesna pour prendre en compte le mode traditionnel d’exploitation nomade des pâturages.

Quelque 20.000 personnes, comprenant trois groupes seront concernés par le projet : ce sont les ménages extrêmement vulnérables, les ménages très vulnérables et les éleveurs vulnérables. Les femmes et les jeunes seront particulièrement ciblés par le programme.

Réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans la Région de Kidal, représente le principal objectif du PIDRK. Plus spécifiquement, le programme vise à augmenter et à diversifier les revenus des populations de la zone à travers la sécurisation des systèmes d’élevage nomade et le développement des activités agro pastorales sur une base durable et améliorer les conditions de vie des populations, en particulier les femmes en leur facilitant l’accès aux services et infrastructures socio sanitaires de base.

Le programme est divisé en 5 composantes dont la première vise l’appui à la valorisation du potentiel pastoral. La composante 2 concerne l’amélioration de la diversification des revenus des groupes vulnérables. La troisième composante s’articule autour de l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base. A travers la composante 4, il s’agit de renforcer les capacités des acteurs. La dernière composante traite de la gestion et du suivi évaluation du programme.

Les actions concrètes programmées sont diversifiées : la réalisation de 15 puits citernes (Tamesna et Tilemsi), la construction de 10 ouvrages de franchissement d’oueds, la construction et l’équipement de 10 marchés de bétail et des aires d’abattage, la réalisation de 8 puits équipés au niveau des marchés et de 6 points d’eau sur les itinéraires menant aux marchés.

Il est aussi prévu d’équiper 5 marchés de références en téléphones satellitaires, et de mettre en place un fonds pour les initiatives génératrices de revenus (FIGR) d’un montant de 1,8 milliard Fcfa.

Ce fonds pourrait intervenir dans l’appui à l’élevage de petits ruminants, le développement des productions agricoles, la prévention des conflits et la gestion des situations post-crises.

Un plan de gestion de l’environnement sera mis en place pour assurer la réalisation effective des services préconisés et pour évaluer les impacts environnementaux du programme.

Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile Sadio Gassama défendait le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°07-011/P-RM du 20 mars 2007 portant création de l’École de maintien de la paix de Bamako ; qui a été approuvé par les 90 député votants.

Puis, les élus de la nation ont pris connaissance des recueils 2005 et 2006 des attentes et des problèmes de la population réalisés par Conseil économique, social et culturel.

Les députés se réuniront le 5 juin prochain, pour poursuivre l’examen des textes qui leur sont soumis.

29 mai 2007.