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Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga a présidé mardi au CICB les cérémonies de lancement des activités commémoratives des 50 ans de l’Institut national de prévoyance sociale.

Il y a 50 ans, a été créé dans notre pays la protection sociale telle que nous la connaissons aujourd’hui. « D’abord, embryonnaire avec les seules allocations familiales comme prestation, le système, par la volonté des autorités, au fil des années, a gagné en maturité et en diversité des prestations », a reconnu le chef du gouvernement, qui a salué les dirigeants et tout le personnel de l’Institut pour les services louables qu’ils ont rendus à la nation.

C’est le 25 janvier 1956 qu’un arrêté du gouverneur de l’Afrique occidentale française a créé la Caisse des allocations familiales (Caf), chargée de gérer un simple régime des allocations familiales qui, constituait le dispositif de protection sociale.

« En 1959, le dispositif s’enrichit avec la création du régime des accidents du travail et des maladies professionnelles, et de la Caisse des allocations familiales prend le nom de Caisse des allocations familiales et des accidents du travail (Cafat) », a rappelé le directeur général de l’Institut, Lassine Bouaré.

En 1961, avec la création du régime d’assurance vieillesse, un nouveau changement dans le dispositif intervient. « A cette occasion, la Caisse prend la dénomination de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) pour qui, le régime de protection contre la maladie est créé en 1962 en attendant la mise en place d’une assurance maladie ».

Entreprise citoyenne.

Erigé en établissement public à caractère administratif en 1996 avec comme particularité une gestion tripartite (Etat, employeurs et travailleurs), l’assurance volontaire est née en 1999 pour offrir la possibilité légale aux travailleurs non salariés des différents domaines d’activité de bénéficier à leur convenance d’une couverture sociale adaptée à leur spécificité.
Aujourd’hui, l’INPS gère quatre régimes ; à savoir : le régime des prestations familiales, le régime de réparation et protection des accidents du travail et maladies professionnelles, le régime d’assurance vieillesse, invalidité et décès et le régime de protection contre la maladie. « A ces quatre régimes, il faut ajouter l’assurance volontaire », a précisé le DG.
Mamadou Sanogo, président du conseil d’administration de l’INPS, a indiqué qu’il y a lieu d’être fier des résultats. L’INPS, s’est-il félicité, c’est « plus de 175 000 travailleurs affiliés, plus de 25 000 employeurs immatriculés, des recettes de cotisation qui ont atteint plus de 43 milliards F CFA par an et une redistribution au titre des diverses prestations de plus de 25 milliards F CFA par an ».

De sa création à nos jours, onze directeurs généraux, qui ont servi avec loyauté la nation, se sont succédé. Ils ont été nommément remerciés par Lanfia Kouyaté, le maître de la parole dans une atmosphère marquée par des prestations de l’Ensemble instrumental national et des sœurs Diabaté qui ont tenu en haleine la salle Djéli Baba Cissoko.
Pendant une semaine, plusieurs activités seront menées parmi lesquelles, des conférences débats, portes ouvertes, tables rondes, football et dîner gala.
Idrissa Sako

27 dec 2006