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Premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir obtenu son indépendance de la France, la Guinée commémore jeudi ses 50 ans de « liberté » en plein marasme, tant économique que social et politique, loin des immenses espoirs suscités par le Non de Sékou Touré au général de Gaulle. « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage« , avait lancé en 1958 à Conakry au général de Gaulle, M. Touré, alors jeune leader nationaliste, pour justifier son exigence d’une indépendance immédiate. Mais, 1/2 siècle plus tard, le bilan est cruel pour ce pays de plus de 9 millions d’habitants, qui fut le plus prospère de l’Afrique occidentale française. Plusieurs chefs d’Etat de la région ont été invités. Le programme officiel fait état mercredi soir d’une adresse à la Nation du chef de l’Etat, le général Conté, au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1984, affaibli par la maladie et les contestations de plus en plus virulentes de son régime. Un « carnaval de mobilisation et de sensibilisation » doit sillonner en soirée Conakry et, à minuit, un feu d’artifices illuminer la capitale pour commémorer l’accession à l’indépendance. (AFP)