Partager

Un tribunal ad hoc soutenu par l’ONU a confirmé jeudi en appel la condamnation à cinquante ans de prison de l’ex-président du Liberia Charles Taylor pour des crimes contre l’humanité commis lors de la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002). L’écrasante majorité des arguments de la défense et de l’accusation, qui avaient tous deux interjeté appel, a été rejetée par les juges. Ce jugement rendu par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone marque la fin de cette procédure marathon qui dure depuis plus de sept ans contre l’ancien homme fort de l’Afrique de l’ouest. C’est également certainement le dernier jugement du TSSL, qui siège pour les autres procès à Freetown, en Sierra Leone : un seul suspect reste en fuite mais des rumeurs, jamais vérifiées, ont annoncé son décès. Arrêté et transféré à La Haye en 2006, Charles a aidé à planifier « certains des crimes les plus haineux de l’histoire de l’humanité » sans pour autant avoir le contrôle direct des rebelles du RUF, avaient estimé les juges en première instance.
Nombre d’observateurs craignaient que la décision du TPIY n’affecte le niveau de responsabilité requis pour obtenir une condamnation. Le procès de Charles Taylor, terminé en mars 2011, avait notamment été marqué par le témoignage de l’ancien mannequin Naomi Campbell, qui avait dit avoir reçu des diamants bruts, selon elle envoyés par Charles Taylor après un dîner organisé en 1997 en Afrique du Sud. AFP.