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Le gouvernement somalien a décidé dimanche d’accorder une prime de 50.000 dollars (37.500 euros) pour toute information qui conduirait à l’arrestation et à « la condamnation de tout meurtrier de journaliste », alors que le pays est confronté à une recrudescence des assassinats de professionnels des médias. Le responsable du syndicat des journalistes somaliens, Mohamed Ibrahim, a salué cet « engagement en faveur de la justice pour les journalistes somaliens assassinés ». Au moins 18 journalistes ont été tués l’an dernier dans ce pays déchiré par la guerre mais personne n’a été arrêté pour ces meurtres. « Un seul journaliste tué, c’est toujours un de trop », a insisté le Premier ministre Abdi Farah Shirdon sur son compte Twitter. « Une réforme judiciaire est au cœur des efforts du gouvernement pour faire en sorte que les meurtriers de journalistes soient traduits en justice », a-t-il ajouté. Le syndicaliste a également salué les « assurances » concernant « la justice et le respect de la liberté de la presse », y compris un procès en appel équitable pour un journaliste condamné à un an de prison après avoir enquêté sur le problème endémique des violences sexuelles. Ce journaliste, Abdiaziz Abdinuur, avait été condamné début février pour « outrage aux institutions » tout comme la femme qu’il avait interviewée. Cette dernière affirmait avoir été violée par des membres des forces de sécurité. Leurs avocats ont fait appel de cette condamnation qui avait suscité des critiques dans le monde entier. AFP