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C’est hier que ce sont ouvertes les 4èmes journées scientifiques de Bamako au Centre International des Conférences de Bamako en présence des partenaires techniques et financiers de la lutte contre le VIH. Organisées par la cellule sectorielle de lutte contre le sida du ministère de la Santé avec l’appui des partenaires comme Sol This ESTHER, Gaïa et la Coopération française, cette année le thème retenu est “Prise en charge globale du VIH : passage à échelle”.

LES JOURNEES SCIENTIFIQUES, UN ESPACE D’ECHANGES

Initiées en 2004, ces journées scientifiques ou journées VIH de Bamako ont pour but de créer un espace de débats et de rencontres scientifiques autour du VIH/Sida pour faire l’état des lieux de la lutte, l’accès au traitement, les dernières avancées de la recherche, la réflexion commune pour optimiser les efforts.

Cette édition de 2007 a vu la participation de plusieurs spécialistes nationaux et internationaux et ces journées ont été l’occasion de partager les résultats des recherches et expériences de terrain surtout dans le domaine de la décentralisation des soins et du traitement.

C’est pourquoi, au cours de ces journées, les participants ont eu droit, entre autres à un rappel de la politique nationale (situation actuelle et perspectives), à l’évolution de la politique nationale, les résistances des patients séropositifs face à l’acceptation de leur statut sérologique et la demande de prise en charge psychologique du malade au Mali.

LES ACTEURS IMPLIQUES DANS LA LUTTE SE PRONONCENT

Ainsi, à la cérémonie d’ouverture, le coordinateur de la cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, Dr Aliou Sylla, après avoir souhaité la bienvenue aux participants venus d’ailleurs et de l’intérieur du Mali, a rappelé que ces journées constituent un espace d’échange pour une prise en charge globale des personnes vivants avec le VIH/sida et pour faire l’état des lieux des recherches.

Dans son intervention, la Directrice de GIAI, Annie De Gnoot a remercié l’ensemble des partenaires avant de saluer leur collaboration.

Pour Jérome De Moulin, représentant d’ESTHER, ces journées sont importantes pour la lutte contre le VIH/Sida. Elles permettront les échanges d’information pour améliorer la prise en charge du sida du Mali. C’est pourquoi, ESTHER joue un rôle d’appui, de renforcement des capacités.

Christine Katlama, présidente de Sol This a aussi rappelé que ces journées sont des occasions d’échange, de rencontre pour évaluer ce qui a été fait. Elle a par ailleurs rappelé que Sol This accompagne depuis trois ans le gouvernement du Mali en matière de la décentralisation des soins.

Quant au conseiller régional de la Coopération française, François De Lahaye, il a rappelé l’engagement français avant de souligner que la France est le premier partenaire du Mali dans la prise en charge thérapeutique et vise à faciliter et à pérenniser le financement de la prise en charge du Sida.


APPUYER LES CHERCHEURS

Dans son discours d’ouverture de ces journées, Malick Sène, Secrétaire Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida a souligné que ces journées méritent une attention car, elles constituent un espace d’échange entre le Nord et le Sud et permettent d’évaluer les actions menées.

Il a par ailleurs rappelé que le problème de l’Afrique est la recherche. Il est donc aujourd’hui nécessaire d’appuyer les chercheurs à se positionner sur le terrain.

Dado CAMARA

18 janvier 2007.