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Le 1er juillet 2007, les électeurs sont invités aux urnes pour le renouvellement en bloc du l’unique chambre malienne, appelée Assemblée nationale ou Parlement. L’une des particularités pour ce scrutin législatif c’est le haro des hommes avertis sur cette institution. On se demande qu’à la sortie de ces législatives que deviendra l’Assemblée nationale malienne avec des hommes suffisamment impliqués dans les scandales financiers.

Les 147 députés seront élus au suffrage universel direct dans les circonscriptions électorales pour un mandat de 5 ans. L’élection dans le cadre général est un procédé de droit commun, qui s’impose en matière de désignation et de révocation notamment des députés. Les censeurs des gouvernants n’agissent pas uniquement au nom de leurs circonscriptions, mais ils parlent au nom de toute la nation entière.

Cette thèse, sans quelle ne soit mentionnée, est soutenue par la loi électorale. Puisse qu’il n’y aucune disposition législative qui demande à ce que le candidat démontre un lien quelconque le rattachant à la circonscription dans laquelle il entend briguer les suffrages des électeurs. Le candidat ou le député est investi d’un mandat national.

A ce titre les députés à travers leurs questions, leurs interpellations obligent le gouvernement à justifier sa politique, à expliquer le choix des décisions prises. Mieux, ils permettent de faire connaître davantage aux populations les intentions du gouvernement par rapport aux problèmes de la nation. En plus du travail de législation, le parlement, émanation de la volonté du peuple, assure le contrôle de l’action gouvernementale. Il juge l’action de l’exécutif.

Déjà avec ses missions, l’Assemblée nationale ne doit pas être un refuge pour échapper temporairement à la justice.

L’Assemblée nationale de part sa vocation ne doit nullement être un élément de décor politique. Cette grande institution à la longue risque de devenir un lieu de règlement de comptes personnels, qui n’intéressent pas du tout les citoyens. Pour le moment c’est trop de parler des détails, nous sommes seulement au niveau des déclarations de candidatures.

C’est à ce niveau que les uns et les autres pourront se faire une religion des candidats qui comptent occuper les 147 sièges de Bagadadji. Cela avant que le juge des élections législatives, la Cour Constitutionnelle, ne proclame la liste définitive des candidats retenus.

Il s’agit entre autres des véritables patrons de partis, des chefs d’entreprises, des banquiers.

Les électeurs doivent faire très attention par rapport au choix des candidats. Il faut savoir aussi que les citoyens attendent beaucoup d’ eux.

Ahmadou MAIGA

1er juin 2007.