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Aujourd’hui 6 décembre 2006, à l’invitation de l’Union africaine, en coordination avec l’Union européenne et avec l’appui de différents partenaires au développement, dont la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), l’USAID, la GTZ, la Coopération française, Bamako accueille la 4ème conférence internationale sur la grippe aviaire, après les conférences internationales sur la Grippe aviaire hautement pathogène (GAHP) tenues à Genève, Beijing et Vienne.

Ce matin, l’ouverture officielle de la session technique aura lieu sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Oumar Ibrahim Touré.

Durant cette réunion, les experts feront un état des lieux, un an après la rencontre de Beijing.
Ils plancheront sur les foyers provoqués par le virus H5N1 dans le monde, les risques de transmission, ainsi que les progrès enregistrés depuis les conférences de Pékin et de Vienne.

De même, une session sera ouverte sur l’épizootie de grippe aviaire durant laquelle sera présentée une mise à jour de la situation de la maladie d’un point de vue épidémiologique (transmission), vétérinaire et économique dans les différentes régions du monde ; et un rapport sur le niveau de préparation et de mise en œuvre des plans nationaux, ainsi que sur les résultats obtenus par les agences spécialisées des Nations Unies en matière d’appui aux pays.

Auront également lieu, une deuxième session ayant trait à la préparation à une pandémie de grippe humaine, puis une troisième qui étudiera la stratégie en matière de vaccination, de compensation et de communication.

Cependant, l’ouverture officielle de cette rencontre n’aura lieu que demain 7 décembre 2006, au Centre international de conférences, sous la présidence du chef de l’État, Amadou Toumani Touré.

Personnalités comme le président de l’Union africaine, président du Congo, Denis Sassou N’Guesso, le secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan, le président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, le représentant de la présidence de l’Union européenne, le ministre finlandais des Affaires sociales et de la Santé, Liisa Hyssälä, ainsi que les ministres de la Santé et de l’Agriculture de nombreux pays, vont prendre part à cette rencontre.

La journée de vendredi quant à elle sera capitale dans la lutte contre l’épizootie à travers le monde. En effet, vendredi, une conférence des donateurs sera ouverte avec pour thème « Bilan des contributions internationales un an après Pékin ; réponse aux nouveaux besoins de l’Afrique et du monde ».

Durant cette session, participants confirmeront les engagements des bailleurs de fonds faits à Pékin et feront le point sur leur mise en œuvre. Ils plancheront également sur les nouvelles offres de contribution à la lutte contre la grippe aviaire et à la prévention d’une possible pandémie en Afrique et dans les autres régions du monde.

Durant les travaux, les participants vont faire le point du développement de la maladie dans le monde et échangeront des informations sur les stratégies, les vaccins et les diverses formes de dédommagements offerts aux citoyens pour compenser la perte de leur volaille, et vont plancher sur la conception de stratégies nationales intégrées et coordonnées aux niveaux régional et mondial.

La conférence de Bamako va concrètement faire un point d’étape de la mobilisation internationale dans le cadre du partenariat pour la lutte contre l’épizootie de la grippe aviaire et la prévention contre une pandémie mondiale, fournir les éléments techniques nécessaires et tirer les enseignements des premières expériences pour affiner la stratégie globale de lutte, développer un plaidoyer spécifique à l’attention des gouvernements africains et de la communauté des bailleurs de fonds pour un soutien financier renforcé aux programmes de contrôle de la maladie sur le continent, permettre aux décideurs politiques, experts techniques et représentants des organisations de la société civile de partager leurs expériences, leurs visions et leurs propositions en matière de lutte contre le virus de la grippe aviaire à sa source animale, mais également au sein des communautés rurales où sont enregistrés des cas de contamination humaine.

Grâce à la rencontre de Bamako, engagements de la communauté internationale pour lutter contre la GAHP en allouant les ressources nécessaires aux pays en développement, notamment en Afrique pourront être confirmés, ainsi que les modalités de compensation des éleveurs, de vaccination des animaux et la gestion des problèmes liés aux conséquences économiques de l’épizootie devront être définies dans la perspective d’une relance des filières avicoles.

06 décembre 2006.