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Pour donner un nouvel élan au parti de l’Abeille, ses militants et sympathisants se sont mobilisés samedi dernier. Le jeu en valait la chandelle puisqu’il s’agit de préparer les instances de l’Adéma aux prochaines échéances.

Les militants et militantes de l’Adéma/PASJ ont pris d’assaut l’enceinte du Centre international de conférence de Bamako vendredi, samedi et dimanche derniers pour leur 4e congrès ordinaire. Tous les instruments de musique de notre pays étaient présents à l’ouverture de ces assises.

Du « djembé » au balafon en passant par les orchestres modernes et les danseurs traditionnels. Il faut dire que le parti n’a pas lésiné sur les moyens. L’on pouvait s’en rendre compte avec les multitudes de pancartes sur lesquelles les sections de l’intérieur et de la capitale avaient écrit des slogans appelant, entre autres, à l’unité, à la cohésion du parti : « Ensemble pour les principes et les valeurs du parti, rassemblement, tolérance, humilité pour un nouveau cap ».

De la même manière, des banderoles étaient déployées à l’intérieur de la salle et sur les Sotrama et les cars affrétés pour la cause. Les manifestations avaient même occupé toute la voie qui passe devant le Centre international de conférence de Bamako.


A l’intérieur de la salle Djéli Baba Sissoko, il n’y avait plus de siège inoccupé, ni de place dans les escaliers. Les milles places avaient été toutes occupées.

La couleur dominante dans la salle était, comme on peut le deviner, le rouge et blanc frappé de l’abeille, emblème de l’Adéma/PAJ. Peu avant l’ouverture, la salle a vibré à la chanson de Touma Diabaté. Cette chanson rappelait la bravoure et l’apport du PASJ dans la consolidation de la démocratie. D’autres rossignols ont émerveillé les militants à travers des louanges dédiées aux acteurs des premières heures de l’Adéma/PASJ. Et c’est à l’unisson que les militants ont chanté l’hymne du parti de l’Abeille.

Mais l’ouverture des travaux n’ont pas fait que des contents. Des centaines de militants qui n’ont pas eu de place dans la salle étaient obligés de s’asseoir dans les halls du CICB, loin du cadre. Des militants qui ont été obligés de céder leur place à certains invités de marque n’étaient pas aussi contents.

Pour manque de place, un troisième groupe de militants a préféré rentrer chez lui. Certains de ces militants accablaient la commission d’organisation de tous les maux d’Isräel. Et la réalité est que la salle de 1000 places du CICB était petite, trop petite même pour un parti mobilisateur.

Aïssata Haïdara

27 Octobre 2008