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Une cour libyenne a condamné mercredi à mort 45 miliciens accusés d’avoir tué des manifestants protestant contre le régime de Mouammar Kadhafi pendant la révolte populaire de 2011, a indiqué le ministère de la Justice. C’est la première fois depuis la fin de la révolte qui renversa le dictateur Kadhafi qu’un si grand nombre de personnes sont condamnées à mort dans un seul procès. Ce riche pays pétrolier est plongé dans l’instabilité, avec deux autorités politiques rivales, le gouvernement d’union nationale à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle dans l’est du pays, soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar. En outre, faute d’un pouvoir central structuré, la Libye est devenue une plaque tournante du trafic de migrants vers l’Europe et un repaire pour les groupes jihadistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le sud du pays. Acteurs politiques et milices continuent à se disputer le contrôle du pays, rendant incertaine toute échéance électorale voulue par les Occidentaux notamment la France. Réunis à Paris fin mai par le président Emmanuel Macron, quatre principaux protagonistes du conflit s’étaient engagés, sans pourtant signer de texte, à organiser des élections avant la fin de l’année. Mais un référendum doit être organisé sur un projet de Constitution, et une loi électorale rédigée et adoptée avant d’éventuelles élections.AFP.