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Le Premier ministre, chef du gouvernement, M. Modibo Sidibé a présidé hier 30 mars 2009 au Centre International de Conférences de Bamako la cérémonie d’ouverture des 3èmes journées minières et pétrolières du Mali.

C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique ainsi que des invités de marque. Le thème retenu pour l’édition 2009 est l’apport des mines dans le développement communautaire.


Faire connaître les richesses du sous-sol malien

Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Igor Diarra, dans son discours, a déclaré que les journées minières et pétrolières du Mali se veulent à l’image de celles de Londres, Toronto et Cap Town. C’est un lieu d’échanges pour tous ceux qui sont intéressés par l’activité minière et pétrolière au Mali, l’objectif étant de faire connaître les multiples potentialités du sous-sol malien.

En effet, dans les milieux des spécialistes de la matière, on entend fréquemment que le Mali est un scandale géologique car, on trouve dans son sous-sol, de l’or, de la bauxite, du fer, de l’uranium, de l’aluminium, du manganèse, du phosphate, du calcaire, des pierres précieuses et bientôt du pétrole.

En tout cas, il existe sur le territoire malien cinq grands bassins pétroliers couvrant une superficie de 980 000 Km2. Ces bassins sont : Nara, Taoudéni, Lullemeden, Tamesna et Gao repartis en 29 blocs.

Les premières interprétations des données sismiques enregistrées en 2009 après les travaux d’exploration laissent envisager qu’il pourrait y avoir du pétrole dans le sous-sol malien.


Les objectifs attendus

Les initiateurs des journées minières et pétrolières se sont fixés comme objectifs de mieux faire connaître les opportunités d’investissement au Mali, parvenir à une meilleure animation du secteur minier et pétrolier à travers une multiplication d’intervenants mais aussi l’amplification des investissements dans notre pays.

A la lumière des débats, tirer les enseignements du climat actuel des investissements au plan financier, juridique et environnemental ; renforcer les bases de la capitalisation, de la valorisation des ressources socio-économiques et financières générées par l’industrie minière et renforcer les capacités de tous ordres en s’inspirant des cas des pays pionniers ; identifier de nouvelles sources de financement de la recherche minière et de l’exploitation en invitant dans le secteur notre propre système financier ; encourager le développement d’infrastructures routières, ferroviaires, fluviales et énergétiques ; faire le bilan sans complaisance de l’historique du secteur minier et pétrolier et s’interroger enfin sur ses perspectives et enjeux dans notre pays.


La contribution de l’or au budget

Au terme de l’année 2008, la contribution de l’or au budget de l’Etat a dépassé le seuil de 100 milliards de francs CFA, participant à hauteur de 15% à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB) et a représenté 70% de nos recettes d’exportation ; le secteur assure presque 9 000 emplois créés dans l’industrie extractive ; certaines mines sont dans une phase de décroissance de leur production, tandis que d’autres, notamment trois sont, en projet d’ouverture ; de 2006 à 2008, les investissements du secteur ont été de 81 milliards de francs CFA ; 243 titres miniers sont en cours de validité avec 185 permis de recherche et 28 autorisations d’exploitation.


Le premier ministre

Avec une production d’or évaluée en moyenne à 50 tonnes par an, le Mali se classe au 3ème rang africain des pays producteurs d’or.

Une dimension non moins importante du nouveau code minier a trait à la question du développement local. Il s’agit de faire en sorte que les mines profitent davantage aux populations vivant dans les zones d’exploitation et à l’économie locale à travers le plan de développement communautaire.

Nous avons conscience que des efforts sont déjà faits. Il s’agit de mieux faire, en améliorant le dialogue avec les populations vivant dans ces zones, en prenant davantage en compte les préoccupations liées à l’emploi et à l’environnement.

Au-delà du développement communautaire, il s’agit de créer, autour et dans les zones minières, les conditions d’émergence de pôles de croissance et de développement économique.

La création en 2008 du compte d’affectation spéciale sur les ressources de l’or répond en partie à cette préoccupation. Mais au-delà, la création du compte d’affectation spéciale, qui cible le financement de secteurs prioritaires comme l’agriculture, les mines, la santé et l’éducation, permet une plus grande traçabilité de l’utilisation des ressources issues de l’exploitation minière.

Le Mali entend poursuivre et diversifier l’exploitation minière. Il dispose à cet effet d’atouts non négligeables que les journées minières et pétrolières vont permettre de mieux faire connaître aux investisseurs”, a conclu le Premier ministre.


Daba Balla KEITA

31 Mars 2009