Partager

Après la première édition du Salon Internatioal du Tourisme, une nouvelle ère s’ouvre pour le monde du tourisme au Mali. Du 20 au 22 octobre, une cinquantaine de pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie se réunissent à Bamako pour échanger sur le potentiel touristique et faire ressortir de nouvelles perspectives pouvant faire du secteur un véritable facteur de développement tant local, régional que planétaire en vue de lutter contre la pauvreté.

Cette 3ème édition de Bamako vient après celles de Marseilles (France) en 2003 et de Mexique en 2006. Avec un programme riche et varié, l’ouverture officielle des activités était présidée par le Premier ministre Modibo Sidibé. Elle a enregistré la présence de certains membres du gouvernement dont celui de l’Artisanat et du Tourisme M. N’Diaye Bah…

En dehors de ceux-ci, le présidium était composé de M. Modibo Cissé, président du comité national d’organisation du FITS, le coordinateur général du FITS, M. Jean-Marie Collombon, du secrétaire adjoint de l’Organisation Mondiale du Tourisme, M. Arab Hoballah, du représentant du Programme des Nations Unies pour l’Environnement M. Arab Hoballah et de l’Ambassadeur de la France au Mali Son Excellence M. Michel Reveran de Menthon.

Les objectifs des tables rondes

Durant ces 3 jours, les participants échangeront sur le tourisme solidaire à travers des conférences-débats et des ateliers de restitution des travaux des ateliers de terrain. Ensuite, 10 tables rondes basées sur les politiques et stratégies nationales d’appui au tourisme responsable et solidaire seront tenues.

Les objectifs de ces tables rondes sont entre autres: faire connaître des politiques, des stratégies, des approches, des méthodes, des programmes et projets des pratiques diverses. Ensuite, favoriser les échanges entre les participants, au moment des débats, afin de permettre un enrichissement mutuel…

Enfin, elles ont pour objectif de permettre la formulation de propositions et de recommandations concrètes qui seront des éléments sur lesquels les participants pourront s’engager au moment de la clôture du forum.

Plusieurs interventions

Plusieurs interventions ont été faites parmi lesquelles on peut retenir l’allocution du représentant du maire du District de Bamako. A travers son intervention, il a souligné le cadre spécifique du tourisme malien qui, selon lui, est de nos jours en pleine mutation. L’élargissement des sites touristiques à travers la mise en valeur de nouveaux sites montre l’importance que les autorités accordent au tourisme.

Il a fini par mettre l’accent sur le cas spécifique de Bamako qui a besoin de nombreux efforts pour mettre en valeur les sites touristiques. Quant au Premier ministre, Modibo Sidibé, à travers son intervention d’ouverture du forum, il a précisé qu’au Mali, le tourisme et la culture sont intimement liés. Ce qui crée des spécificités du tourisme au Mali et qui le différencient de celui des autres pays.

Abondant dans le contexte historique, le Premier ministre dira que cette terre qui a été le berceau des plus grands empires et royaumes de l’Afrique de l’Ouest entre le 10ème et 18ème siècle a reçu un héritage des plus riches patrimoines culturels du continent africain.

Chaque terroir est empreint de cette richesse culturelle dont les expressions les plus remarquables sont inscrites au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO comme les mosquées de Djingarey Ber et Sankoré de Tombouctou, la mosquée de Djennée, le pays Dogon, le tombeau des Askia à Gao, le Zaaral et le Dégal traversée des bœufs à Diafarabé et à Dialloubé.

Ces sites et manifestations dont certains multi-séculaires qui sont au coeur du tourisme malien résonnent comme autant de promesses d’expériences inoubliables, dans une ambiance chaleureuse, où spontanément, visiteurs et populations d’accueil se découvrent et échangent.

Abondant dans le sens de l’implication des acteurs locaux dans la gestion et le développement du tourisme au Mali, le Premier ministre a souligné que l’exploitation des ressources touristiques a été l’apanage des seuls professionnels du secteur.

Les populations d’accueil n’étaient pas suffisamment impliquées dans les activités. “Nous avons perçu le risque d’une telle démarche qui pouvait conduire au rejet de l’activité. Dès lors, nous incitons les collectivités locales à mettre en place les structures adéquates pour promouvoir le tourisme dans leurs localités”, a-t-il dit.

Il a ajouté que les voyagistes oeuvrent également à introduire plus de solidarité dans la fréquentation des sites afin que les retombées de l’activité touristique soient plus visibles, plus perceptibles par les populations d’accueil.


Ousmane BERTHE (Stagiaire)

21 Octobre 2008