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C’est
fort de cela que le festival “Dense Bamako Danse” se
propose de réunir du 04 au 11 novembre l’Est, le Sud,
le Centre l’Ouest et la diaspora africaine, au rythme
créatif de dense Bamako danse.

Pour cette troisième
édition, le festival, lieu de rencontre, d’échange, de
créativité et de promotion, invite encore et toujours
le public à participer aux différents ateliers, à
assister aux spectacles, à rencontrer les
chorégraphes, les danseurs, à échanger et à partager
avec eux.

“Dense Bamako Danse” se veut donc un cadre
de rencontres et de créativité. Une innovation de
taille cette semaine, Moeketsi Koena, chorégraphe
engagé de la compagnie Inzalo Danse Theater à
Johannesburg, est spécialement invité à créer une
pièce pour le répertoire de la jeune compagnie.

L’homme est en résidence création sur une période de
deux mois. L’oeuvre de M. Koena sera présentée à
l’ouverture dans la cour du Palais de la Culture.

Cette année encore, le festival n’a pas rompu avec la
tradition en donnant une place de choix à l’initiation
qui est un objectif majeur du festival. Elle est
permanente et en tout lieu.

Cela va de soi, selon les
organisateurs, mais elle demeure structurée autour des
ateliers qui ciblent les néophytes, amateurs et
professionnels.

Devenue un personnage emblématique du
festival de par sa truculence, Cabaret tribal se
propose, comme par le passé, de réunir, dans un seul
espace et en même temps, vente de tissus, de
cigarettes, de cacahuètes, exposition d’objets d’art,
musiciens traditionnels et danseurs contemporains, le
tout dans une grande ambiance festive.

Ce serait le 11
novembre à la clôture du festival. Des improvisations,
il y en aura au cours de cette 3e édition du festival
“Dense Bamako Danse”.

En effet, des chorégraphes venus
de différents horizons (Sénégal, Mali, Afrique du Sud,
Mozambique, Kenya, Tchad, Burkina-Faso, USA…) feront
des improvisations en toute liberté.

Le festival qui
se veut formation aussi, verra la tenue de près d’une
dizaine d’ateliers dont l’un des principaux sera
l' »atelier-formation-spectacle » dans la rue et pour
la rue.

Cet atelier va concerner une vingtaine de
jeunes des quartiers et quelques jeunes de la rue en
formation à l’“Espace”.

Cet atelier s’installe dans
les quartiers sous l’oeil de ses habitants et des
passants, avec comme conviction que la “danse en
Afrique est participative, parce que vécue
profondement
”.

Les animations de rue se proposent,
quant à elles, d’amener la danse contemporaine au
coeur de la tradition populaire.

Les Bamakois pourront
ainsi assister aux spectacles de danse contemporaines,
des jeux-concours pour les jeunes et les enfants des
quartiers, des performances de danse traditionnelles
avec les troupes locales, des personnages
extraordinaires et hors communs.

Les priorités du
festival sont de faire de Bamako, le “carrefour de la
créativité chorégraphique et le gardien du patrimoine
culturel de la danse en Afrique de l’Ouest
”.

Pour
cela, plusieurs spectacles et un plateau spécial pour
jeunes chorégraphes travaillant au Mali sont prévus.
Terminons avec cette note d’espoir des organisateurs :
Nous souhaitons que “Dense Bamako Danse” 2005
connaisse le même succès que les éditions précédentes
ainsi que des retombées proportionnelles au travail de
l’équipe Donko Seko qui, depuis cinq ans et grâce à
l’aide de tous ses partenaires, arrive à promouvoir un
développement économique et intellectuel autour de la
danse, ici, au Mali
.”

Adama S. DIALLO

28 octobre 2005.