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Le ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kadidia Sangaré Coulibaly a présidé le vendredi dernier dans les locaux de son département, la cérémonie de présentation du rapport sur la participation du Mali au 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU), tenu le 16 janvier 2018 à Genève.

Selon ce rapport, le Mali a mis en œuvre la quasi-totalité des recommandations du 2èmecycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). Durant cette période, d’importantes évolutions positives sont intervenues en matière de promotion et de la protection des droits de l’Homme.

Pour la ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kadidia Sangaré Coulibaly, le Mali a enregistré des progrès notables en matière de protection des droits de l’Homme à travers l’adoption de la Politique Nationale des Droits de l’Homme et son Plan d’Actions en 2016, l’adoption de la Politique Nationale de la Justice Transitionnelle et de son Plan d’Actions en 2017.Mais aussi, l’adoption de la Politique Nationale de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent et le Terrorisme et de son Plan d’Actions, l’adoption de la loi relative la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme en décembre 2017 et la tenue régulière de l’Espace Interpellation Démocratique (EID) le 10 décembre de chaque année.
Selon la ministre, il y’a eu la ratification de plusieurs instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme et sur le plan institutionnel, en plus de la création d’un Ministère des Droits de l’Homme, il y a eu celle de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), qui est érigée en autorité administrative indépendante conformément aux principes de Paris et de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR).

Elle a souligné que la signature et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui contient des clauses relatives à la promotion d’une véritable réconciliation nationale sont fondées sur des éléments tels que la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle, le caractère imprescriptible des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, la non amnistie pour les auteurs de ces crimes.
« Les réactions des pays membres ont porté essentiellement sur l’impunité à l’égard des militaires qui seraient impliqués dans les cas de violations des droits de l’Homme, la pénalisation des mutilations génitales féminines, la réforme du code des personnes et de la famille, l’éducation et l’utilisation des enfants soldats », a-t-elle laissé entendre.

« Les remarques que nous avons formuléesà l’issue du débat interactif ont permis de rappeler que notre pays qui est aujourd’hui à la croisée des chemins, demeure confronté à de multiples défis au nombre desquels, figure notamment la nécessité de répondre aux enjeux sécuritaires devant se traduire, entre autres, par une meilleure opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel », a expliqué la ministre des Droits de l’Homme. Qui a évoqué l’organisation des élections générales, libres, justes, transparentes et apaisées, la mise en œuvre correcte de l’Accord pour Paix et Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et la poursuite des réalisations du Programme Présidentiel d’Urgences Sociales. Un vaste chantier du président Ibrahim Boubacar Keita qui vise réduire la pauvreté au Mali à travers l’accès à l’eau, l’éducation et la santé.

Adama DAO

Du 06 Février 2018