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Sur place, des ouvriers et techniciens chinois à bord de véhicules pick-up font la navette entre leur base et l’intérieur du site d’où partent de fortes et successives détonations occasionnées par l’explosion des mines. Cette phase de dynamitage, selon certaines informations, pourra bien se poursuivre sur les jours à venir. L’objectif étant, de faire place nette pour accueillir l’ouvrage considéré à juste titre comme l’un des plus grands ouvrages de géni civil jamais réalisé au Mali.

Sur le chantier, les choses se précisent de jour en jour. Déjà d’énormes dépôts de sable sont visibles sur une grande distance. Des camions bennes font d’incessants déplacements entre le site et le lieu d’extraction du matériau. Pendant que de l’autre coté, ce sont des groupes d’ouvriers, casques sur la tête, qui s’activent autour de la construction des maisonnettes pour le personnel expatrié chinois connu pour sa préférence à être toujours proche des chantiers.

La zone qui a été depuis plusieurs jours débarrassée de tous ses habitants, est aujourd’hui un no man’s land sur lequel veille des éléments des forces de sécurité qui, de 6 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures obligent les usagers à contourner le site.

« Ce sont des consignes que nous avons reçu. Nous ne devons laisser personne franchir la zone surtout pendant cette tranche d’heures où le risque est grand avec la déflagration des rochers», nous a confié sur les lieux l’adjudant de police Abdou Cissé.

C’est le vendredi 13 février dernier sous la présidence effective des deux chefs d’Etat malien et chinois, que les travaux de construction du pont ont été lancés. Ce 3è pont de Bamako baptisé « pont de l’amitié Sino-malienne », devra contribuer non seulement à éliminer les encombrements à l’entrée et à la sortie de Bamako ; mais alléger sensiblement la congestion des rues de la ville, améliorer la sécurité routière et surtout embellir la capitale.

Oumar Diamoye

07 mai 2009