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La justice sud-africaine a condamné mardi à 35 ans de prison les leaders d’un groupe d’extrême-droite blanc pour un attentat contre l’ancien président Nelson Mandela, qui avait fait un mort et plusieurs blessés en 2002.Neuf accusés ont pu repartir libre compte tenu des dix ans de détention préventive déjà effectués. Quant aux cinq membres les plus lourdement condamnés, « ils étaient poursuivis pour haute trahison, meurtre, tentative de meurtre et complot en vue d’assassiner Nelson Mandela », a précisé M. Simasiku. « Il leur reste encore quinze ans de prison à purger » dans la mesure où toutes les peines prononcées ont été assorties de dix ans de sursis. Une bombe avait été posée à Soweto le long d’une route que le prix Nobel de la paix et héros de la lutte anti-apartheid devait emprunter pour se rendre dans une école du nord du pays. En explosant, l’engin avait fait un mort, une résidente du township tandis que Mandela lui-même n’avait pas été touché après avoir finalement effectué son déplacement en hélicoptère. »Ils ont failli réussir (à tuer Mandela, ndlr). C’était à deux doigts », a précisé un enquêteur, Tollie Vreugdenburg, durant l’audience.AFP.