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Trente ans de prison. Telle est donc la peine maximale encourue par Thomas Lubanga, sauf si les juges estiment que les crimes commis étaient d’une extrême gravité. Ils pourraient alors prononcer une condamnation à perpétuité. Ce mercredi, à l’ouverture de l’audience, Luis Moreno Ocampo a requis une condamnation qui se voulait exemplaire. «Le procureur envisage de demander une peine exemplaire, sévère, très sévère, proche de la peine maximale. Toutefois, le procureur voudrait proposer à Thomas Lubanga une dernière chance de faire amende honorable. J’invite Monsieur Lubanga à présenter à cette cour des excuses sincères», a déclaré Luis Moreno Ocampo. Les avocats des victimes devaient s’exprimer après le procureur. La date à laquelle sera prononcée la peine infligée n’a pas encore été fixée. Les affrontements entre milices pour le contrôle du nord-est de la RDC ont provoqué la mort de 60 000 personnes depuis 1999, selon des ONG. Thomas Lubanga avait été écroué en 2006 à la Haye. Il a été reconnu coupable le 14 mars dernier de crimes de guerre commis en 2002 et 2003. Il est accusé d’avoir utilisé des enfants soldats lors de la guerre civile en Ituri dans le nord-est de la RDC. «Je me suis toujours opposé à de tels enrôlement», a déclaré l’ex-commandant des FPLC lors de l’audience. RFI