Partager

Plus de 30.000 personnes ont fui leur camp de déplacés près de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, en raison des combats entre l’armée et la rébellion Mouvement du 23 mars, a-t-on appris mercredi auprès du Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU. Les déplacés fuient « de façon préventive », craignant une escalade, estime une source onusienne. Après plusieurs mois de trêve, les combats ont repris lundi entre les forces régulières et rebelles dans la zone de Mutaho, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. Depuis mardi, des tirs d’armes lourdes ont atteint les localités de Mugunga et Ndosho, à l’ouest de Goma, selon plusieurs sources.« Nous voudrions demander à la population de s’éloigner des FARDC car les combats se dirigent vers Mugunga. (…) Ils peuvent se rendre à Goma sinon il y aura des pertes humaines », nous a déclaré mercredi le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23. Mugunga abrite des camps de déplacés. Dans un communiqué publié mercredi, Médecins sans frontières (MSF) a indiqué que « 6 obus » tombés dans la zone des camps de déplacés de Mugunga avaient fait“ 4 blessés mardi”, et qu’à Ndosho des « tirs d’obus » ont fait « deux morts et une dizaine de blessés ». Selon l’ONU, les combats de lundi avaient déjà provoqué le déplacement d’environ 800 personnes en direction de Goma. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon doit se rendre à Goma jeudi, après avoir rencontré le président congolais Joseph Kabila à Kinshasa mercredi. AFP.