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L’armée camerounaise a dit mercredi avoir tué la veille trois personnes à Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, où la ministre de l’Éducation assistait à la rentrée scolaire que les séparatistes anglophones avaient appelé à boycotter.Selon un témoin interrogé sur place, de nombreux coups de feu ont été entendus mardi tout autour de l’hôtel où résidait la ministre en charge de l’Education de base, Youssouf Adidja Alim, en visite à Bamenda à l’occasion de la rentrée scolaire. Les occupants du véhicule « avaient déjà été apparemment repérés et repoussés par les forces de l’ordre avant d’atteindre les lieux où se trouvaient la ministre et ses accompagnateurs », a indiqué une source proche de Mme Adidja Alim. Lundi, sept élèves et un proviseur du lycée de Bafut, près de Bamenda, ont été enlevés par des hommes armés. La profonde crise politico-sécuritaire au Cameroun anglophone a débutée fin 2016 par des manifestations de rues, impulsées par des avocats anglophones et des enseignants, pour protester contre les discriminations subies, selon eux, par les populations anglophones du Cameroun. Aujourd’hui, les combats entre soldats et séparatistes sont devenus quasi quotidiens et les civils sont pris « entre deux feux, entre le marteau et l’enclume », selon l’ONG Amnesty International.AFP.