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orphelinat.jpgDans le cadre de la célébration des festivités du 8 Mars, jeudi dernier, à la cité UNICEF, le chef de l’état Amadou Toumani Touré a procédé à la pose de la première pierre du deuxième orphelinat de Bamako.

Etaient également présents à la cérémonie, membres du gouvernement, gouverneur du district Ibrahim Féfé Koné, maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, Grand Prieur de l’Ordre oecuménique de Malte, Éric Duval, ministre des affaires étrangères, Jean Philippe Van Nyen, ainsi que le chancelier à la francophonie Agboola Theophan de l’Ordre souverain.

En effet, les capacités d’hébergement de l’unique structure publique actuelle d’accueil qu’est la pouponnière, sont arrivées à saturation.

Prévue à l’origine pour prendre en charge 50 enfants, actuellement, la pouponnière en accueille plus de 100.

De même, la position géographique de la pouponnière, située en plein cœur de la ville, n’offre pas toutes le garanties sécuritaires nécessaires pour une institution de référence.

Ainsi, la nécessité de construire un nouvel orphelinat à Bamako, s’imposait chaque jour de plus en plus.

Financé par l’Ordre oecuménique de Malte à hauteur de 750 millions de Fcfa, le nouvel orphelinat va être une infrastructure modèle.

La structure comprendra une dizaine de dortoirs de 40 m2 chacun, services de buanderie, une cuisine moderne, une salle de couture et un complexe médical abritant notamment une salle de consultation, une chambre d’isolement et de rééducation pour les enfants handicapés sévères, une pharmacie, des bureaux de l’administration et un logement de fonction pour le directeur.

Le projet a vu le jour grâce à l’implication personnelle du chef de l’État auprès de l’Ordre oecuménique de Malte qui a accepté d’accompagner le projet et qui a comme devise « pour la foi au service de l’humanité« .

Tout en exprimant la joie que son département et le gouvernement, éprouvaient, face au projet de construction d’un nouvel orphelinat, la ministre Sène a fait le constat que depuis une décennie, le cadre juridique au Mali relatif à la protection de l’enfant n’a cessé d’évoluer dans le sens de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Dans le même temps, a déploré la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diallo M’Bodji Sène, institutions et structures assumant les fonctions d’éducation et de protection en appui ou en relais des parents, rencontrent de plus en plus de difficultés et s’adaptent de moins en moins aux nouvelles caractéristiques des groupes cibles.

Quant à Jean Philippe Van Nyen, lui a estimé, que cette cérémonie constituait une belle illustration de cette devise.

Souhait a été émis par Mr Van Nyen, que l’épouse du chef de l’État, Mme Touré Lobbo Traoré, soit la marraine de l’institution.

12 mars 2007.