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Mardi, au Centre international de conférences de Bamako, la cérémonie d’ouverture des deuxièmes journées minières du Mali a eu lieu sous la présidence de Ousmane Issoufi Maïga, Premier ministre

Etaient présents, l’ensemble des acteurs du secteur minier, les gouverneurs de région, ainsi que les partenaires techniques et financiers (PTF).

Ouvrir le dialogue sur la problématique des mines afin de développer le secteur, améliorer sa contribution à l’économie nationale et attirer davantage d’investisseurs, représentent les principaux objectifs visés par cette 2ème édition.

Pour Mme Irène Horejs, chef de la délégation de la Commission européenne, le partenariat Mali/UE, se matérialise à travers le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté dont un des piliers importants est le développement du secteur minier.

Tout en saluant le classement des mines dans les exportations du pays -i.e la première place- Mme Horejs a souligné le risque que constitue le poids acquis par la production de l’or.

Ainsi, une convention de financement d’un montant d’environ 9,750 milliards Fcfa a été signée entre le Mali et l’Union européenne en vue de développer et diversifier la recherche minière.

Pour Mme Horejs, les pouvoirs publics occupent un rôle très important dans l’exploitation rationnelle des mines et la protection de l’environnement et l’État, selon elle, est le principal garant de ce processus.

Quant au ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Hamed Diane Séméga, lui, s’est félicité de la place du Mali, dans le tiercé de tête des pays producteurs d’or en Afrique ; classement qui selon lui, perpétue une tradition aurifère séculaire connue du monde entier.

En octobre 2005, le gouvernement malien avait adopté un programme de développement du secteur minier dont la mise en œuvre est une priorité des pouvoirs publics, a rappelé le ministre Séméga. Cependant, la mise à disposition des ressources naturelles du pays au service du développement représente un grand défi, a-t-il souligné.

Autre défi majeur, pour le ministre, est le renforcement des compétences des hommes opérant dans le secteur minier.

Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a souligné l’ancrage de l’industrie minière dans le tissu économique national à travers l’amélioration de la visibilité des retombées des activités minières, la diversification de la production, le renforcement des capacités des acteurs miniers et la mise en place d’un dispositif institutionnel et législatif performant et attractif.

Tout en remerciant les partenaires techniques et financiers comme la Banque mondiale, le PNUD, la coopération française, la coopération belge etc., avec une mention particulière pour l’Union européenne pour sa contribution à l’organisation du présent forum, appel a été lancé par le ministre à ces derniers, d’appuyer le processus de développement de nos mines.

Quant au premier ministre, lui a souhaité que ces assises aboutissent à des solutions qui permettront d’accélérer la recherche et l’exploitation minières ainsi que la croissance économique durable.

Durant trois jours, les participants vont plancher sur des thèmes tels, « le potentiel minier de la zone de Yélimané-Sandaré », « le bassin birimien et l’Adrar des Iforas », « l’imposition de l’investissement minier et le financement des activités minières », « l’artisanat et les petites mines », « les mines et le développement communautaire » et « la contribution des mines à l’économie ».

Durant les assises, résultats des travaux exécutés dans les domaines minier et pétrolier seront présentés.

Dans le cadre du développement et de la diversification de la recherche minière, un vaste programme de levée de géophysique aéroportée, de cartographie géologique et de prospection minière a été mis en œuvre dans notre pays.

Ainsi, contraintes et faiblesses du secteur, ainsi qu’actions d’envergure dont la mise en œuvre nécessitera la mobilisation accrue de ressources internes et externes, figurent dans le programme

Travaux effectués sur la totalité du Birimien et les formations sédimentaires du Sahel ont expertisé plus d’un millier d’indices et gîtes ; et résultats de cette expertise sont présentement disponibles sur cartes, fichiers électroniques et sous-système d’information géographique.

Bientôt, le ministère va mettre sur le site Internet de la direction nationale de la géologie et des mines l’essentiel de ces données qui permettront aux sociétés minières d’exploiter ces dernières.

24 janvier 2007.