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COMMUNES I & II : CHERCHE ELECTEURS DESESPEREMENT

legislatives4.jpg Comme beaucoup l’avaient prédit, le 2è tour des élections législatives n’a pas mobilisé grand monde hier dans les centres de vote des communes I et II du district de Bamako.

L’affluence y était très timide dans la matinée et certains redoutaient que le taux de participation soit en deçà de celui déjà faible du premier tour.

Dans le centre de vote de Boulkassoumbougou où nous avons commencé notre tournée, tous les bureaux étaient ouverts dès 8h pendant que les agents et les matériels électoraux étaient déjà sur place. À cette heure, il était difficile de se prononcer sur l’affluence, mais certains prédisaient déjà qu’elle sera très faible.

Le bureau n°40 n’avait enregistré que quatre votants alors que le bureau N°38 ne comptabilisait que sept, une demi heure après le début des opérations de bureaux de vote. « Pour le moment on ne constate aucune anomalie, mais il ne faut pas s’attendre à une grande influence« , a déclaré un président du bureau de vote.

Le constat était le même dans les centres de Niaréla, Bozola, Missira, Hippodrome, Sotuba où la bonne organisation de l’élection contrastait avec la faible affluence. A 9 h au centre de vote de Niaréla avec ses 41 bureaux, les électeurs ne venaient qu’au compte-gouttes.

Le bureau 151 n’avait accueilli que deux votants. « Si les gens ne viennent pas, on va dormir », déclarera avec humour un délégué de ce bureau. Le coordinateur du centre Sidi Mahamet Touré assurait que l’affluence serait grande dans l’après-midi. Ce qui n’a pas été le cas.

Le coordinateur du centre de Bozola, Modibo Soumano s’est, lui aussi, prononcé sur la question. « Je ne pense pas que l’affluence sera à hauteur de souhait et le taux de participation reflétera la capacité des candidats à mobiliser les électeurs« , a-t-il indiqué.

Ici, seulement neuf personnes avaient voté dans le bureau 5.
Le centre de Missira I avec ses 31 bureaux de vote est connu d’ordinaire pour la relative affluence qu’il enregistre. Cette fois-ci ce n’était pas la grande bousculade. C’est vers 10h que le 12è électeur a accompli son devoir civique dans le bureau 207.

« Il n’y a pas d’affluence et on espère qu’il y en aura dans l’après-midi« , souhaitait le coordinateur du centre Abdoulaye Maïga. Le même souhait a été exprimé par un mandataire d’une liste de candidats. « On est en train de mobiliser les électeurs en mettant à leur disposition des minibus. Je pense qu’ils vont sortir sauf en cas pluie« , a-t-il dit.

De la pluie, il y en eu effectivement en milieu de journée notamment dans le centre commercial. Mais elle ne saurait expliquer la désaffection des électeurs.
Le centre du Groupe scolaire de l’Hippodrome avec ses 38 bureaux de vote affichait la même démobilisation. Les électeurs venaient au compte-gouttes. Les files d’attentes étaient quasi inexistantes devant les bureaux de vote.

« Ce sont huit personnes qui ont voté dans notre bureau deux heures et demie après le déroulement des opérations. Nous avons encore en notre disposition 270 cartes non enlevées« , a indiqué le président d’un bureau de vote. Ici un cortège de mariage qui passait devant le centre est rentré dans une foule d’électeurs qui étaient bloqués à la grande porte d’entrée du centre par les forces de l’ordre.

Ce qui a provoqué une panique générale. Heureusement il y a eu plus de peur que de mal. L’on a enregistré que quelques blessés légers. Cet incident a rendu nerveux les agents en faction qui ont interpellé des motocyclistes faisant partie du cortège avant de les relâcher.

Au centre de Sotuba aussi l’affluence était très faible alors qu’il était déjà midi. Une femme a été prise en flagrant délit de fraude, mais elle est parvenue à s’échapper. « La dame en question était en train de donner des bulletins cochés à des électeurs. Quand elle a été démasquée, elle a pris la fuite. Ce qui a provoqué une scène de frayeur ici et les esprits se sont chauffés. Mais tout est rentré dans l’ordre et le calme est revenu« , a déclaré le coordinateur du centre, Ismaïla Seiry.

Le constat général en Communes I et II est que une fois encore, les électeurs ne sont pas sortis lors de ce 2è tour des législatives. Par contre du côté de l’organisation, tout était presque parfait. Les documents, matériels et agents électoraux étaient tous en place. Les forces de l’ordre ont veillé au calme qui régnait dans les centres de vote où aucun attroupement n’était visible.

M. KÉITA


COMMUNES III et IV : MALGRÉ LES ENJEUX…


En Communes III et IV on a assisté à des élections simples, bien organisées, mais où la participation était faible jusqu’à la mi- journée. Partout le matériel et les documents électoraux étaient au complet et les agents électoraux sur place.

Tous les bureaux que notre équipe de reportage a visités ont pu commencer à 8 heures précises conformément à la loi électorale.

En Commune III, il y a 81 448 électeurs inscrits repartis entre 177 bureaux et 23 centres. Pour le seul siège à pourvoir le député sortant Bréhima Bomboté est opposé à la candidate du PCR Mme Touré Safiatou Traoré.

Il est 8 heures à l’école de l’ex Base. Au bureau n°166, le président Bourama Traoré vérifie une dernière fois que ses agents sont sur place. Il prend l’urne vide qu’il présente à l’assistance, place les scellés et ordonne le début des opérations de vote.

Le premier électeur se présente, c’est Boubacar Diakité. Il présente sa carte d’électeur et accomplit son devoir civique. Tout est allé vite. Après ce vote, il explique qu’il est fier d’être parmi les premiers à voter. Il appelle les autres à s’acquitter de leur devoir.

L’affluence n’est pas au rendez-vous. Les électeurs ne se présentent qu’au compte-gouttes. Le coordinateur du centre, Kassim Tabouré demande ensuite aux forces de l’ordre de faire sortir tous ceux qui ne sont pas des agents dûment mandatés ou venus voter. Après un peu de bruit, les lieux sont calmes.

À 8 h 40 le centre reçoit la visite du gouverneur du District Ibrahima Féfé Koné qui s’assure que tout va bien. Au bureau 167, celui du président Amadou Toumani Touré le premier votant se présente à 8 h 05.

Le second votant arrive à 8 h 55. Après avoir voté, le président de la République a une nouvelle fois appelé les électeurs à sortir pour voter. Il est revenu sur l’idée de revoir notre mode d’inscription qui est automatique, alors que le vote n’est pas obligatoire.

Notre équipe se rend ensuite à l’École fondamentale de N’Tomikorobougou. Ici on compte 22 bureaux de vote. L’un des électeurs est Bréhima Bomboté, le député sortant de la Commune III. Il vote au bureau n° 3 à 10h 55.

Face aux journalistes présents il déplore la faible affluence et met en garde contre les risques de fraude. En quittant le centre Bréhima Bomboté rencontre l’équipe du président de la CENI Fodié Touré accompagné d’observateurs internationaux qui font le tour des centres de vote.

À l’École du pont Richard, c’est la même faible affluence et une animation réduite dans les centres de vote. Les forces de sécurité ne laissent passer que les détenteurs de cartes d’électeurs. Ici il y a 15 bureaux et 4788 électeurs.

L’ambiance est la même en Commune IV. Il y a une certaine animation devant les centres de vote, mais les électeurs arrivent au compte-gouttes devant les bureaux de vote. Pourtant ici on a un duel inédit entre le président sortant de l’Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Keïta et une liste d’indépendants.

On compte ici 141 722 inscrits. Deux sièges sont à pouvoir. Lors de la courte campagne électorale du second tour tous avaient appelé à un sursaut des électeurs. Dans la première moitié de la journée l’appel ne semblait pas avoir été entendu. Nulle part notre équipe n’a aperçu des files d’électeurs devant un bureau de vote.

Le Lycée Mamadou Sarr est l’un des plus grands centres de la Commune IV avec 49 bureaux de vote. 2434 électeurs doivent y voter. Le coordinateur Ibrahima Sanou ne signalait aucune difficulté au moment du passage de notre équipe.

La situation était identique à Aminata Diop (30 bureaux, environ 14 000 électeurs), à Sébénicoro Marché (19 bureaux, 9412 électeurs) et à l’École de Djicoroni Para Capitaine Mamady Sylla (47 bureaux).

Partout on ne déplorait que la faible affluence des électeurs. À Sébénicoro Marché au bureau 242 il y avait 37 votants à 12h 50. Dans un bureau voisin il y avait 30 bulletins dans l’urne. Beaucoup tablaient sur une certaine ruée vers les centres de vote dans l’après-midi. Ce qui n’était pas à priori évident.

A. LAM


COMMUNES V et VI : C’ÉTAIT AUSSI LA GRANDE DÉMOBILISATION


En Communes V et VI comme partout ailleurs, c’est à 8 heures précises que les bureaux de vote ont ouvert leurs portes.

Le matériel et les documents électoraux étaient partout au grand complet. Les présidents, les délégués et assesseurs étaient sur place à l’ouverture des bureaux de vote.

Conformément aux dispositions de la loi électorale, les assesseurs absents ont été remplacés immédiatement. Les délégués de la Cour constitutionnelle et de la CENI étaient présents. Mais l’affluence était partout timide.

Le dispositif organisationnel a été amélioré à la lumière des imperfections constatées lors du 1er tour des législatives. A l’issue du vote certains présidents de bureaux s’étaient trompés de la destination et du contenu des 3 enveloppes qu’ils devaient fournir à la fin des opérations.

Cette fois-ci Mamadou Kanté, le président du centre de l’école publique de Sabalibougou en Commune V du district a organisé très tôt le matin une séance de travail avec l’ensemble des agents du centre.

Au cours de ce briefing, il a beaucoup insisté sur la destination et le contenu de chaque enveloppe. La première qui est adressée à la commission locale de centralisation des résultats contient une copie du procès verbal (PV) des opérations de vote et une copie de la feuille de dépouillement.

L’enveloppe adressée au maire de la commune contient des pièces identiques. Le troisième pli qui est destiné à la Cour constitutionnelle comporte outre les copies des documents cités plus haut, les bulletins nuls et le récépissé des résultats.

C’est à 8 heures 12 minutes que le 1er électeur du bureau n° 202 de l’école publique de Sabalibougou introduit son bulletin dans l’urne. A quelques encablures de là, l’affluence était plutôt contrastée à l’école publique de Kalaban-Coura où les électeurs se comptaient sur le bout des doigts.

Paradoxalement la devanture de l’établissement était noire de monde. Ce contraste s’explique selon Douga Sissoko, le coordinateur du centre par les mesures prises pour empêcher les attroupements intempestifs dans les centres de vote. « Aussitôt que l’électeur finit de voter, nous l’invitons sortir de l’enceinte de la cour de l’école« , explique-t-il.

« Le bureau n°40 a ouvert à 8 heures précises, mais c’est une demi-heure plus tard que nous avons vu le premier électeur« , a déclaré Adama Diallo le responsable des lieux.

Le dispositif de sécurité avait été renforcé dans tous les centres de vote, a expliqué l’inspecteur divisionnaire Daouda Diarra. Par leur présence dissuasive, les éléments du Groupement mobile de sécurité ont fait régner le calme devant le groupe scolaire de Niamakoro en Commune VI où les tractations allaient bon train entre électeurs et responsables de parti. Pour une fois encore, le centre de Niamakoro s’est distingué dans le transport des électeurs.

Malgré la mobilisation des états-majors politiques, l’affluence des électeurs était cependant timide dans cette commune. A 11 heures, soit trois heures après l’ouverture des bureaux de vote, 6 personnes seulement avaient accompli leur devoir civique au bureau n° 296.

Les cartes d’électeur non distribuées s’entassaient dans tous les centres de vote de la rive droite. Signe que le sursaut tant souhaité n’était pas au rendez-vous. Au bureau n°182 de Magnambougou projet, on dénombrait 313 cartes non enlevées. Au bureau n° 183, l’on en comptait 309.

S. DOUMBIA



LE PREMIER MINISTRE DANS DES CENTRES DE VOTE: LE CONSTAT ET LE PLAIDOYER


Au terme de sa tournée d’inspection des opérations de vote pour le second tour des législatives, hier dans les six communes de Bamako, le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, a invité tous les animateurs de l’espace politique, à engager un débat de fond concernant le peu d’affluence de l’électorat malien vers les urnes.

« Nous venons de faire le tour de certains centres du District. Le constat établi au cours de la mi-journée, est qu’il n’y a pas une grande affluence. Nous ne pouvons jamais consolider notre démocratie sans une grande participation des électeurs aux scrutins. Il faut que les gens sortent pour choisir leurs représentants dans les différentes institutions. L’État a fait des efforts, toutes les dispositions pratiques sont en place pour le bon déroulement du scrutin, mais malheureusement ce sont les votants qui font défaut. Il faut que tous les acteurs, la classe politique, l’administration, la société civile, engagent un débat de fond pour tirer les enseignements de la faiblesse du taux de participation et préconiser des solutions« , a invité le chef du gouvernement.

Le contraste était bien saisissant hier dans les centres des différentes communes du district, visités par Ousmane Issoufi et sa délégation. Aux bonnes dispositions prises par l’administration, la CENI, la Cour constitutionnelle pour faciliter les opérations, s’opposait le manque notoire d’affluence.

Il était 8h30, lorsque la délégation du Premier ministre arrivait au centre de vote de Korofina. Tout le dispositif était en place, les bureaux avaient ouvert leurs portes 30 minutes plus tôt. Le personnel chargé des opérations de vote (présidents, assesseurs, délégués des candidats) étaient installés. Il ne manquait à l’appel que les principaux concernés : les électeurs.

45 minutes après le démarrage du vote, l’urne du bureau 115 ne contenait que 5 bulletins. Dans le bureau N°105 comme dans les autres, des bulletins étaient éparpillés au fond des urnes. « C’est trop tôt pour juger, la mobilisation sera grande dans l’après-midi« , espérait optimiste, un président de bureau.

Au second centre de la Commune I, la situation n’était guère meilleure. Le Premier ministre a coïncidé au centre de Banconi Diaguinebougou, avec le vote du 2è électeur du bureau 231. La situation était beaucoup plus ambiguë dans les trois autres communes de la rive gauche du fleuve Niger.

Dans les centres de la Zone industrielle et Quinzambougou en Commune II, ainsi que dans ceux du centre commercial à la mairie du District et au second cycle de Darsalam à l’école Bouragué Sangaré d’Hamdallaye et à Sébénicoro, l’affluence relative des électeurs devant les centres de vote ne se reflétait pas sur le contenus des urnes.

L’arrivée du chef du gouvernement à Sébénicoro, a permis de juguler une tension qui commençait à prendre forme. D’abord un imposant dispositif de sécurité avait été installé à l’entrée de l’École. « Ce dispositif est très mal déployé. Vous ne devez pas donner l’impression qu’il y a des problèmes, là où cela n’existe pas« , a dit Ousmane Issoufi Maïga aux responsables de la sécurité.

AMALGAME :

Le Premier ministre devait par la suite corriger un autre malentendu : le coordinateur du Centre Mamadou Lamine Diallo avait fait un amalgame entre les mandataires des candidats et les délégués. Il avait donc refusé l’accès du centre aux premiers, par ce que selon son entendement, les mandats devaient recouvrir les sceaux et la signature du gouvernorat du district.

« Les mandats doivent être simplement visés par les candidats. Les mandataires peuvent bien se promener dans l’enceinte du centre de vote pour observer. Mais, ils ne doivent pas accéder dans les bureaux ou accompagner un électeur pour son vote. En revanche, l’agrément des délégués des candidats est visé par l’administration« , a expliqué le Premier ministre au coordinateur.

Ce dernier avait demandé aux forces de l’ordre de n’accepter aucun mandataire dont le document n’est pas visé par le gouverneur du district. Tout est rentré dans l’ordre au grand soulagement des mandataires des deux listes en compétition, postés à l’entrée du second cycle de Sébénicoro.

La même faiblesse de l’affluence était visible sur l’autre rive du fleuve, notamment dans les centres visités par le chef du gouvernement en Communes V et VI. Les bureaux 246 et 247 du centre de Daoudabougou, second cycle I enregistraient chacun, une dizaine de bulletins dans l’urne, alors qu’à l’entrée des Sotrama loués pour l’occasion, déversaient leurs passagers.

Au centre de vote de Daoudabougou second cycle II, située à un jet de pierres, à l’autre côté de la route, les bureaux 264 et 273 comptaient à 12h 15 précises, respectivement 46 et 33 votants. Une demi heure plus tard, en Commune VI, dans les bureaux 274 et 275, on pouvait compter une vingtaine de bulletins. Le même constat prévalait au centre de Magnambougou Projet.

Le Premier était accompagné par le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général de division Kafougouna Koné, son homologue de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général de brigade Sadio Gassama, le vice-président de la CENI, Adama Tiémoko Diarra, le délégué général aux élections, le colonel Siaka Sangaré et le gouverneur du District, Ibrahima Féfé Koné.

M. N. TRAORÉ



2EME TOUR DES LEGISLATIVES DANS LES REGIONS

KAYES : OPTIMISME TOUT DE MÊME

C’est sous un ciel dégagé qu’a débuté hier le deuxième tour des élections législatives. Comme prévu, les bureaux de vote ont ouvert effectivement à 8 heures dans les différents centres de vote du cercle de Kayes.

Selon les responsables administratifs du cercle, le matériel électoral au grand complet avait été partout acheminé. Les présidents des bureaux de vote, les délégués de partis politiques, ceux de la CENI et de la Cour constitutionnelle étaient tous présents à leur poste.

Dès 9 heures, le gouverneur de la région de Kayes, le colonel Mamadou Adama Diallo s’est rendu dans le bureau de vote n°32 pour accomplir son devoir civique. Ensuite, il fait un tour dans quelques centres de vote.

A l’issue de cette visite, le chef de l’exécutif régional s’est confié à la presse en déclarant en substance : « Aujourd’hui est un grand jour, nous sommes à la phase finale des législatives, les populations vont choisir leurs représentants à l’Assemblée nationale, chacun doit donc sortir pour participer à ce choix« .

« Dans les cercles de la région, ces opérations ont commencé sans problème à 8 heures à l’exception de Kéniéba où les bureaux ont ouvert à 8h 30 pour raison de pluie. Des dispositions sont partout prises dans la perspective de pluies même au cours de la journée« , a ajouté le colonel Diallo.

Les présidents des bureaux de vote ont confirmé qu’effectivement, le matériel électoral était au complet. Le préfet du cercle de Kayes Rémi Jacques Varma et son 1er adjoint Mohamar Haïdara ont continué la ronde dans différents centres de vote. Ils ont surtout donné des conseils et attitudes à adopter devant certaines situations.

Dans tous les centres de vote visités, on notait la présence des forces de sécurité qui avaient pris toutes les dispositions pour éviter tout attroupement dans les centres de vote.

Rappelons que dans le cercle de Kayes, ce sont les alliances ADEMA-URD et CNID-PDJ qui cherchent chacune à enlever les 5 sièges prévus pour la circonscription à l’Assemblée nationale. L’affluence est très timide dans la première partie de la journée.

Mais les responsables des partis assuraient que par expérience, ils savent que c’est surtout dans l’après-midi que beaucoup d’électeurs viennent s’acquitter de leur devoir civique.

O. NIANE
AMAP-Kayes



KOULIKORO : PAS D’AFFLUENCE

Pour ce deuxième tour des législatives, les électeurs ne se sont pas bousculés devant les bureaux de vote qui ont ouvert leurs portes à 8 heures.

Si le matériel électoral était en place et les agents électoraux au rendez-vous, les électeurs, eux, ont pris tout leur temps pour venir accomplir leur devoir civique.

Le gouverneur de la région Mamadou Issa Tapo a été le premier votant au bureau n°9 au gouvernorat. Il s’est ensuite rendu dans quelques bureaux de la commune pour constater le déroulement du scrutin.

Le chef de l’exécutif a successivement visité les bureaux n°8, 11 et 10 et ceux du Château avant de se rendre dans les bureaux du Groupe scolaire du centre. Partout l’organisation était parfaite et les agents électoraux au complet.

Seul regret : l’absence de l’affluence. Au bureau 17 au Groupe du centre sur 368 cartes d’électeurs, 238 n’étaient pas encore enlevées. C’est le même constat à Sangarébougou où s’est également rendu le gouverneur Mamadou Issa Tapo.

Au bureau n°25 sur 477 cartes, 286 attendaient d’être enlevées. Dans la commune rurale de Nionzombougou dans le cercle de Kolokani, la timidité de l’affluence a été constatée par le gouverneur Tapo.

Au niveau du cercle de Koulikoro, les 82.794 électeurs inscrits sont répartis entre 328 bureaux de vote. Pour ce second tour, ce sont les listes MPR-CNID (24,44 % des voix au premier tour et ADEMA-PASJ (16,12 %) qui s’affrontent pour 2 sièges à pourvoir.

Signalons qu’au niveau de la région de Koulikoro aucune liste n’a passé au premier tour. Ce scrutin du 22 juillet demeure donc décisif pour les différents listes. On notait par ailleurs la présence des observateurs de la CENI et de la Cour constitutionnelle.

A. MAÏGA

AMAP-Koulikoro



BOUGOUNI : PAS GRAND CHOSE À SIGNALER


Le second tour des élections législatives se déroulaient normalement à Bougouni. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dès 8 heures conformément aux dispositions de la loi électorale. Les agents électoraux et le matériel électoral étaient sur place. Mais ce sont les électeurs qui manquaient le plus. L’affluence était quasi nulle.

Deux listes de candidature sont en compétition dans la circonscription : le regroupement Barica-Adema-Mpr et la liste CDS.

D’un côté comme de l’autre, les responsables assuraient avoir le soutien des autres partis implantés dans le cercle. Il était donc hasardeux de faire des pronostics.

Signalons qu’au premier tour, l’alliance Barica-Adema-Mpr est arrivée en tête avec 20 114 voix sur l’ensemble des suffrages exprimés contre 14 386 voix pour la liste CDS arrivée en deuxième position.

Le cercle de Bougouni compte 189 257 électeurs inscrits dans 648 bureaux de vote eux-mêmes répartis entre 12 centres de vote.

M. MAÏGA

AMAP-Bougouni



SIKASSO: CALME PLAT


Le deuxième tour des élections législatives devant départager la liste URD-MIRIA-MPR et celle de l’ADEMA-CNID-UDD a bien démarré dans la circonscription électorale de Sikasso.

Le chef de l’exécutif régional, Bocary Samassékou, entouré de ses proches collaborateurs, a été le premier électeur du bureau de vote n°125 du quartier résidentiel, à voter à 8 heures.

Après avoir accompli son devoir civique, le gouverneur et sa suite ont sillonné plusieurs bureaux de vote dans les communes de Sikasso et de Finkolo pour constater le bon déroulement des opérations électorales.

Dans tous les bureaux de vote visités, le gouverneur a donné de conseils pratiques aux agents électoraux pour l’amélioration de leur travail. Il les a invités à beaucoup de vigilance pour barrer le chemin aux éventuels fraudeurs.

Il faut également signaler qu’aucun incident n’a été signalé sur toute l’étendue de la région. Si les opérations se déroulaient sans incident dans les bureaux de vote visités, il faut cependant noter la faible affluence des électeurs. A 10h 30, moins de 10 personnes avaient voté dans certains bureaux de la commune urbaine de Sikasso.

La présence de certains observateurs nigériens et togolais ainsi que des délégués de la CENI et de la Cour constitutionnelle était visible dans la plupart des bureaux de vote.

Rappelons que 1.101.028 électeurs devaient élire à l’issue de ce second tour, 25 députés dans la région de Sikasso, aucune liste n’ayant pu avoir la majorité absolue lors du 1er tour.

Pour ces législatives la Région de Sikasso a enregistré 87 listes de candidatures présentées par 40 partis politiques, 22 groupements de partis politiques et 21 listes d’indépendants

F. DIABATE
8 AMAP-Sikasso


SEGOU : AU CHAMP, PLUTÔT QUE DANS LE BUREAU DE VOTE


Les opérations de vote pour ce deuxième tour des législatives 2007 ont débuté à 8 heures conformément à la loi électorale. Les représentants des partis politiques étaient parfois absents.

Le président du bureau de vote n°4 du centre de vote Thierno Hady Kontao était aussi absent à 8 heures et il a été immédiatement remplacé.

Par ailleurs, un ressortissant du village de Touara dans la Commune de Ké-Macina a été retrouvé avec 280 cartes d’électeurs dans… une cabine téléphonique. La liste des cartes saisies a été dressée par l’administration en étroite collaboration avec la commission électorale locale.

Elle a été ensuite déposée au niveau des trois bureaux de vote du village afin que les titulaires puissent en disposer et accomplir leur devoir civique. Mais pour cela, ils devaient présenter une carte d’identité ou bénéficier de témoignages.

Le détenteur du lot de cartes s’expliquait hier à la brigade territoriale de la gendarmerie de Ké-Macina. Cet incident a été le seul problème signalé dans les 7 cercles de la Région de Ségou, ont assuré le gouverneur de la région, Abou Sow et le coordinateur régional de la CENI Abdoulaye Koïta, 3è vice-président national de la CENI.

Le gouverneur Abou Sow a été le 14è votant du bureau n°81, où plus d’une heure après le début des opérations de vote, le nombre de votant ne dépassait pas la vingtaine.

Le chef de l’exécutif régional a visité ensuite les centres de vote de Sékoro, Banankoro, Bagadadji, Sido-Soninkoura, Bafo-village et Bafo-Camp. Un peu partout, la bonne organisation contrastait avec la faible l’affluence. Ce constat n’a pas échappé à un des observateurs du Comité interparlementaire de l’UEMOA, l’honorable député togolais Kossi Omou qui a relevé qu’une grande participation aux élections conforte la démocratie. « Le cas du Mali nous préoccupe« , a déclaré l’observateur.

Il faut dire que tout au long des chemins menant aux centres de vote des communes rurales comme Pélengana et Sébougou, on pouvait apercevoir de nombreux paysans en direction des champs. Ceux-ci ont préféré consacrer les premières heures de la journée aux champs à la faveur d’un sol humecté par la rosée. Quitte à se rendre dans l’après-midi dans les bureaux de vote ?

Au bataillon du Génie militaire de Bafo, plus de deux mille électeurs avaient participé à la présidentielle avec la présence des recrues de l’armée en formation. Pour le présent scrutin, les deux bureaux, n’avaient reçu en trois heures que 10 électeurs, au passage de la délégation du gouverneur Abou Sow aux environs de 11 heures.

Le coordinateur de la CENI pour la région a visité trois centres de vote à l’ouverture des bureaux de vote avant de prendre contact avec les représentants de l’institution dans chacun des 7 cercles de la région.

Abdoulaye Koïta s’est réjoui du climat de sérénité qui prévalait dans les bureaux et centres de vote, avant de déplorer la faiblesse de l’affluence. Chacun espérait sans trop d’illusions que les ruraux qui constituent le gros de l’électorat retrouvent leur sens de la citoyenneté dans l’après-midi.

A. O. DOLO

AMAP-Ségou


GAO: SÉCURITÉ RENFORCÉE

La commission régionale de supervision, sous la houlette du gouverneur, le colonel Amadou Baba Touré, n’a point lésiné sur les moyens afin de sécuriser tous les bureaux de vote concernés pour le second tour des législatives en 7ème région.

Il faut rappeler que dans les circonscriptions électorales de Gao et Ménaka, les jeux sont déjà faits depuis le premier tour. A Gao la liste ADEMA-PASJ l’a remporté sans encombre avec 27.611 voix, soit un taux de 53,87%. A Ménaka, c’est aussi la liste ADEMA qui s’est imposée avec 31974 voix, soit 79,25%.

Pour ce second tour, les regards sont tournés sur Ansongo et Bourem où un imposant dispositif sécuritaire a été déployé en plus de la présence remarquée pour la supervision des membres du cabinet du gouverneur.

Il faut signaler aussi le renfort en personnel administratif de soutien à ces deux localités pour minimiser les erreurs éventuelles.

Selon les informations recueillies, les bureaux ont ouvert comme prévu à 8 heures. A Ansongo on compte 199 bureaux pour 71.562 électeurs, tandis que dans la circonscription électorale de Bourem on dénombre 22 bureaux pour 78.130 électeurs.

A Ansongo, la lutte s’annonce serrée entre l’URD et l’ADEMA. Il en est de même à Bourem, où sont opposées les listes indépendantes Mohamed Ould Mataly et Taoussa de Mme Aïchata Alassane Cissé. Ces belles empoignades ont amené les différentes commissions de supervision à redoubler de vigilance.

Lors du premier tour des législatives, Bourem a enregistré un taux de participation de 47,55 %. A Ansongo ce taux a été estimé à 48,02 %.

Encore une fois de plus, en 7ème région, l’on s’attend à une participation record dans le calme et la sérénité, malgré des rumeurs persistantes de trouble, souvent distillées en pareilles occasions.

M. B CISSE

AMAP-Gao


KIDAL : LA SÉRÉNITÉ, PREMIÈRE GAGNANTE

Dans la Région de Kidal, seule la circonscription de Kidal était concernée par ce deuxième tour des législatives.
Les 27.931 électeurs répartis entre 76 bureaux de vote devaient départager le candidat de l’ADEMA, Alhabas Ag Intalla et celui du RPM, Zeïd Ag Hamzata.

Au plan organisationnel, l’administration a réuni toutes les conditions pour la réussite du scrutin. Le matériel et les documents électoraux étaient au complet. Les délégués des partis, de la CENI et de la Cour constitutionnelle étaient présents au niveau de tous les centres de vote où le dispositif de sécurité était impressionnant, mais discret.

Le gouverneur de la région, Alhamdou Ag Ilyenne, accompagné de membres de son cabinet, du préfet, du maire et du représentant de la CENI, a voté à 8 heures au bureau de vote n°13 du centre-ville.

Après avoir accompli cet acte civique, le gouverneur s’est réjoui du fait que « ces opérations de vote se déroulent dans la paix, la transparence et le respect de l’autre« . « Je souhaite que tous votent dans les règles de l’art pour donner une légitimité à celui qui sera élu« , a ajouté le chef de l’exécutif régional.

Apparemment, cet appel n’avait pas été entendu par les électeurs. Du moins jusqu’en milieu de journée. L’affluence était très timide pour ne pas dire inexistante au niveau de certains bureaux de vote où aux environs de midi, on ne comptait pas plus de 10 votants.

Cette situation contrastait avec la grande animation qui régnait dans les cours des centres de vote où il y avait beaucoup de monde.

Dans la circonscription, aucun incident majeur n’a été signalé.

L. O. ALI

AMAP- Kidal

23 juillet 2007.