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Après l’intersession, qui les a vus s’acquitter pendant 45 jours de leur devoir de restitution parlementaire à leurs bases, les députés ont repris lundi le chemin de l’Assemblée nationale, à la faveur de l’ouverture solennelle de la 2e session ordinaire de l’institution. Une reprise minutieusement préparée, car de mémoire d’observateurs, jamais auparavant une ouverture n’avait eu une telle solennité.

En effet, la cérémonie a enregistré la participation d’invités de marque étrangers, en l’occurrence, deux présidents d’Assemblée nationale (Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Messaoud Ould Boulkheir de la Mauritanie), en plus des représentants des Assemblées nationales du Sénégal et de la Guinée-Conakry, qui étaient tous à la tête d’une délégation de leur représentation.

De quoi forcer l’admiration des citoyens et la gratitude du président Dioncounda Traoré, qui s’est félicité de la présence de ces illustres invités. « Vous avez quitté une case pour entrer dans une autre case de la même concession », leur a-t-il lancé. Au-delà de la joie, la présence de ces personnalités étrangères traduit la coopération dynamique et grandissante entre les différents Parlements ouest-africains, ce dont se sont réjouis les invités dans leurs interventions.

A cet égard, Roch M. C. Kaboré, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, émettra le vœu que cette coopération parlementaire soit renforcée pour une plus grande intégration des peuples, qui partagent les mêmes réalités. L’honorable représentant du Parlement du Sénégal a même suggéré la création d’une commission interparlementaire entre le Mali et le Sénégal.

La session écoulée n’aura pas été une session de tout repos pour les députés, a déclaré Dioncounda Traoré. Pour preuve, l’institution a analysé 36 projets de loi et en a voté 31 y compris la loi des finances 2008. Cependant, a promis, Dioncounda Traoré, « l’Assemblée fera mieux pendant cette session ».

Une session au cours de laquelle, elle devra se prononcer sur d’importants projets de loi relatifs, entre autres, au terrorisme et à la peine de mort, des questions épineuses sur lesquelles les députés ont eu le temps de consulter leur électorat.

O. O.

09 avril 2008.