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Les travaux de la 2e session ordinaire de la Cour d’assises de Bamako débutent ce matin et ce jusqu’au 10 septembre prochain. Pour cette session, qui a à son rôle 70 affaires, l’on dénombre 6 cas de meurtre, 6 d’infanticide, 10 cas de viol, 16 cas de vol qualifié, 3 de pédophilie, 5 cas de faux et usage de faux, 6 cas d’assassinat, 1 cas d’atteinte aux biens publics, même nombre pour le faux monnayage, d’enlèvement d’enfant mineur, de coups et blessures volontaires avec amputation, de séquestration et 8 cas d’association de malfaiteurs.

Ces affaires impliquent plus de 84 accusés qui défileront à la barre du 20 août au 10 septembre pour la manifestation de la vérité. De sources proches des dossiers, l’on apprend que si la précédente Cour d’assises a été marquée par l’absence des accusés, il n’en sera pas de même cette fois-ci d’autant que, assure-t-on, tous les accusés ont été régulièrement cités et sont d’ailleurs sous mandat de dépôt.

A l’opposé de la dernière session qui a été dominée par des crimes d’atteinte aux biens publics, la particularité de la session qui s’ouvre aujourd’hui réside dans le fait qu’elle prend en compte une gamme de crimes allant du meurtre à l’escroquerie en passant par le port illégal d’armes à feu et de munitions, de coups mortels, d’infanticides, de viols et de vols qualifiés.

Dans le lot, les cas de vols qualifiés (16) sont les plus nombreux suivis des viols, d’associations de malfaiteurs, d’assassinats, de faux et usage de faux, de pédophilies.

Mohamed Daou

20 août 2007.