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Les lampions se sont éteints dimanche dernier, sur la deuxième édition du tournoi de l’Union Monétaire Ouest-africaine (UEMOA). Huit jours durant, les différentes équipes de l’espace UEMOA ont rivalisé d’ardeur. Mais, en finale, le précieux trophée est plutôt revenu à la Côte d’Ivoire, qui conserve ainsi son titre et empoche 5 millions de F Cfa. Le Mali peut se contenter de la deuxième place et emporte 3 millions de nos francs, tandis que la Guinée-Bissau enlève le trophée fair-play avec 2 millions et 15 ballons offerts par l’ONG «Right To Play». Au terme de cette compétition, quels grands enseignements pouvons-nous en tirer ?

Niveau de la compétition : acceptable

Les prestations des différentes équipes qui ont pris part à la deuxième édition du tournoi de l’intégration du 2 au 9 novembre 2008 au Stade Modibo Kéïta nous a convaincu que nos équipes locales regorgent de talents à valoriser. Dans l’ensemble, le niveau est acceptable. Une telle compétition réservée aux joueurs locaux et à ceux qui évoluent dans l’espace UEMOA est à saluer. Espérons que les recruteurs étrangers qui étaient présents au cours du tournoi, sauront choisir les «bonnes graines».

Arbitrage : passable

Selon certains observateurs, l’arbitrage durant le tournoi a été passable. Hormis la gaffe commise par l’arbitre burkinabé qui officiait le match Burkina-Niger et qui a été suspendu, et quelques ratées, l’on peut dire que l’arbitrage n’a pas gâché la fête. Même si certaines équipes ont manifesté, durant certaines rencontres, leur mécontentement. Mais, il est impératif que nos arbitres soient davantage formés pour plus de professionnalisme.


Sécurité : mission bien accomplie

Elle était bien là et elle a accompli la mission à lui assignée. N’eût été sa vigilance, l’on aurait connu des dérapages, surtout avec des supporters qui n’arrivaient pas à maîtriser leurs nerfs.


Journalistes : ils ont été fair-play, mais…

Les journalistes sportifs du Mali ont bien joué leur partition, en ce qui concerne la couverture médiatique de l’événement. Mais, il faut le dire, parmi eux, certains, par excès de zèle ou par manque de niveau intellectuel ou de maîtrise de la discipline, se comportaient très mal, confondant journalisme et, mauvaise manière de supporter une équipe.

Et, quand il s’agissait, de frais de transport affectés aux journalistes, c’était la pagaille et la désolation, alors que des journalistes étrangers étaient bien présents. La sous-commission d’organisation a été même décriée par certains. Ceci n’est pas de nature à donner une bonne image à notre presse. En tout cas, l’Association des Journalistes Sportifs du Mali (AJSM) a du pain sur la planche, car il y a bon nombre de «brebis galeuses» à extirper de son «enclos».

Les supporters : ils se découragent très vite

Comme à l’accoutumée, les supporters des Aigles du Mali, n’ont pas l’art de supporter. Une fois qu’un joueur commet une erreur ou que l’équipe prend un but, c’est le découragement chez eux. Ils n’hésitent même pas à huer les joueurs. Cela n’est pas de nature à susciter l’esprit de combativité chez nos joueurs. A l’instar des supporters ivoiriens, il faut pousser l’équipe jusqu’au coup de sifflet final. Nous espérons que ce sera le cas lors du dernier tour des éliminatoires combinées CAN/Coupe du monde 2010.

12 Novembre 2008