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Le 2e congrès ordinaire du Haut conseil islamique du Mali (HCI) s’est déroulé du 19 au 21 avril 2014 au Centre international des conférences de Bamako. Mahmoud Dicko, président du bureau sortant a été réélu avec 58 voix pour et 28 contre Thierno Hadi Oumar Thiam.

Plusieurs fois annoncé et reporté, le 2e congrès ordinaire du HCI s’est finalement tenu du 19 au 21 avril. Deux candidats étaient en lice pour la présidence du HCI : Mahmoud Dicko, le président sortant, et Thierno Hadi Oumar Thiam, candidat du Groupement des leaders spirituels musulmans.

Le vote entre les deux candidats s’est déroulé dans la nuit de dimanche à lundi. Mahmoud Dicko a gagné avec 58 voix contre 28 pour Thierno Oumar Thiam. La fin du congrès, qui était prévue pour le dimanche 20 avril, a été finalement prolongée à lundi 21 avril.

Plus de 350 délégués venus de toutes les régions du pays ont pris part à ce congrès qui avait pour thème : «Ensemble pour la paix et la réconciliation nationale». Trois commissions ont été créées pour conduire les travaux en l’occurrence la commission de plan d’action, la commission de sélection et la commission de statut.

La cérémonie d’ouverture du congrès a été présidée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. La lecture de quelques versets du Coran a donné le coup d’envoi de la cérémonie qui a été marquée par les interventions du maire de la Commune III, du représentant des familles fondatrices de Bamako, du président de la commission d’organisation, du président sortant du HCI, Mahmoud Dicko, et du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

Le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, a souhaité la bienvenue aux congressistes. « Ce 2e congrès ordinaire est sûrement d’une grande importance pour le HCI et pour toute la communauté musulmane de notre pays. Ces assises ont pour but de revisiter le HCI à travers ses textes, son bilan pour lui donner de nouvelles orientations au regard des défis nouveaux, afin de bien répondre aux attentes de la grande communauté musulmane du Mali« , a noté Abdel Kader Sidibé.

Le président de la commission d’organisation du 2e congrès, Dr. Mahamadou Diamoutani, a rappelé les difficultés qui ont jalonné le processus d’organisation de ce congrès qui devait se tenir les 22, 23 et 24 juillet 2013, date initialement choisie pour respecter scrupuleusement le mandat du bureau sortant. « Une commission avait même été mise en place, mais elle a dû suspendre ses travaux suite à l’occupation de Konna, le 11 janvier 2013« , a-t-il dit.

Pour Dr. Diamoutani, c’est à la faveur du retour à l’ordre constitutionnel, que la commission a repris ses travaux, il y a 5 mois.

Le porte-parole des familles fondatrices de Bamako, Modibo Niaré, a invité les uns et les autres à parler le même langage pour un congrès apaisé. Le président sortant, Mahmoud Dicko a souhaité que ce congrès se tienne dans l’esprit du thème retenu : la paix et la réconciliation nationale. Pour Mahmoud Dicko, l’islam fait partie de la mémoire vivante de notre pays.

Le chef de l’Etat a donné les raisons pour lesquelles il a souhaité que la date du congrès soit repoussée de quelques jours, jusqu’à son retour de sa visite d’Etat au Sénégal. « Cette rencontre est une très grande importance pour moi. Je ne peux pas la rater« , a expliqué IBK. Le président de la République a saisi cette occasion pour inviter la communauté musulmane à l’union sacrée. IBK a reconnu que s’il est élu, c’est parce qu’une grande majorité des musulmans a voulu qu’il soit président de la République.

« Votre mission, vous la mesurez pleinement, est de faire de l’islam la passerelle respectée de la fraternité et de la solidarité humaines. Ensemble nous devons comprendre que l’islam est une chance pour le Mali qui est un pays de foi, un pays de loi« , a dit le président IBK.

Sidiki Doumbia

22 Avril 2014