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Les acteurs de la statistique ont célébré le samedi 18 novembre dernier à l’hôtel Maeva Palace, la 27ème Journée Africaine de la Statistique placée sous le thème: « améliorer les vies en améliorant les statistiques économiques ». La cérémonie d’ouverture était présidée par Adama Tièmoko Diarra, ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population. Il avait à ses côtés, son collègue en charge de l’Environnement et du Développement Durable, Keïta Aïda M’Bô.

Le Mali à l’instar des autres pays africains célèbre chaque année, la Journée Africaine de la Statistique le 18 novembre depuis 1990, année d’instauration de la dite journée lors de la 25ème session de la Commission Économique pour l’Afrique et la 16ème réunion des ministres Africains de l’Economie et du Plan. Son objectif principal est de sensibiliser et d’informer le public sur le rôle central que jouent les statistiques dans tous les aspects de la vie sociale et économique en Afrique. Aussi, une occasion de promouvoir une utilisation systématique et à grande échelle, des statistiques pour des prises de décisions fondées sur des données probantes. Cette journée vise également à créer un cadre de dialogue entre producteurs et utilisateurs des données statistiques.

Le thème retenu pour cette 27ème journée est «améliorer les vies en améliorant les statistiques économiques». Selon les experts, les statistiques économiques jouent un rôle crucial dans l’appréciation des conditions de vie des ménages et de la lutte contre la pauvreté. Comme en témoigne leur utilisation lors des phases de conception, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des politiques et stratégies de développement et de réduction de la pauvreté.

Aux dires des experts, les statistiques permettent non seulement de mesurer les progrès accomplis vers l’atteinte des Objectifs de Développement Durable, mais fournissent également des renseignements essentiels qui aident à surveiller l’inflation, à promouvoir la croissance économique et à planifier le développement socio-économique au niveau national et régional. Dans son intervention, Harouna Koné, Directeur Général de l’INSTAT, a indiqué que le développement de statistiques économiques de qualité relève d’une volonté politique et fait partie des investissements incontournables pouvant conduire tout pays à la prospérité. A cet égard dit-il, chaque pays a intérêt à générer une masse critique de données statistiques et tirer parti de celles-ci pour façonner le chemin de son développement.

Selon lui, le gouvernement du Mali et ses partenaires n’ont ménagé aucun effort pour accompagner les autorités statistiques en vue de couvrir les besoins de l’ensemble des secteurs socio-économiques. Pour lui, l’illustration remarquable est l’adoption de la deuxième génération du Schéma Directeur de la Statistique(SDS) dont le plan d’action couvre la période 2015-2019.

« C’est aujourd’hui l’occasion pour nous responsables desdites autorités statistiques, d’exprimer toute notre gratitude à l’endroit du gouvernement et de saluer l’engagement personnel du ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population pour la production des données de qualité », a-t-il souligné.

Mantala Traoré, assistant de la représentante résidente de l’UNFPA, ajoutera que l’importance des données statistiques dans les processus de transformation sociale et économique n’est plus à démontrer tout comme leur place dans l’instauration de la bonne gouvernance économique, génératrice de croissance durable. Selon lui, si les statistiques constituent un outil indispensable pour une bonne planification, il est important d’en faciliter l’accès afin de maximiser l’usage et améliorer l’utilité pour toutes les catégories d’utilisateurs.

Pour sa part, le ministre Adama Tièmoko Diarra dira que cette 27ème édition se tient dans un contexte marqué par l’abondance des urgences d’organisation de plusieurs opérations statistiques d’envergure au Mali. Il s’agit entre autres, du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat, du 1er Recensement Général des Unités Economiques et du Recensement Général Agricole.

Selon le ministre, ces opérations de recensement représentent des défis majeurs pour l’économie malienne. Et le gouvernement tient à honorer tous ses engagements visant à produire des données de qualité et à jour conformément à la vision du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Il a rassuré que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour mobiliser toutes les énergies utiles à la réalisation de ces projets.

«Nul ne doit douter aujourd’hui que les dépenses faites dans le domaine de la statistique constituent un investissement au même titre que celles réalisées dans les autres domaines de l’activité économique, sociale et culturelle comme l’agriculture, l’éducation, les infrastructures. Car sans données statistiques, il n’y a pas d’évaluation, de prospective et on navigue à vue », a-t-il laissé entendre. Avant d’ajouter que c’est la raison pour laquelle, le gouvernement s’est résolument engagé ces dernières années, à renforcer son dispositif législatif et réglementaire et à se doter de ressources propres en faveur de la statistique, à travers la mise en place du Fonds National de Développement de la Statistique et la création du Centre de Formation et de Perfectionnement en Statistique.

Moussa Sékou Diaby

Du 21 Novembre 2017