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Le Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM) a tenu hier, jeudi 28 septembre, la 24ème session ordinaire de son conseil d’administration. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo.

Au cours de cette session, les administrateurs se sont penchés essentiellement sur le bilan à mi-parcours du Centre. Puisque le cinéma n’est pas à la marge du programme d’action du gouvernement, le budget initial du CNCM pour l’année 2017 se chiffre en recettes et en dépenses à la somme de 1 460 614 000F CFA.
Selon la ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, le gouvernement travaille d’arrache-pied pour rendre au cinéma du Mali ses lettres de noblesse dans les meilleurs délais.

« Pour se faire, nous conjuguons à la fois une vision qui prône la proximité de l’art d’avec les populations et la professionnalisation du secteur par une réglementation enviable », a dit la ministre Diallo.

Qui révèle avoir instruit à la Direction du CNCM qu’un plan d’actions d’urgence soit proposé à son département. Lequel plan s’articule autour des axes principaux que sont : la production, le suivi du dossier de construction des complexes cinéma à Bamako et l’animation des activités cinématographiques tant sur le plan national qu’international.

Malgré les efforts considérables constatés dans la mise en œuvre de ce plan avant le mois de décembre 2017, selon la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, des difficultés ont été constatées dans l’exécution des tâches définies.

« Le plan d’actions d’urgence sera le tremplin pour les conclusions de ce conseil d’administration et je formule le vœu de voir les administrateurs proposer des idées nouvelles pour la relance de notre cinéma », a précisé la ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo.

D’ores et déjà, le CNCM a en perspective la production du long métrage ‘’Cheytan’’. Le Centre entend aussi restaurer, numériser et exploiter au moins 50 films d’archive, organiser l’avant première du film ‘’Koussaw’’ et en fin organiser le lancement officiel de Ciné-Réalité.

Mais, le Centre National de la Cinématographie du Mali souffre actuellement de l’insuffisance du crédit alloué dans le cadre de l’appui à la production cinématographique, l’insuffisance de ressources humaines qualifiées et le manque de partenaires financiers.

Adama DAO

Du 29 Septembre 2017