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Le 24 e congrès de la Société d’anesthésie et de réanimation d’Afrique noire francophone (SARANF) et le 2è congrès de la Société d’anesthésie réanimation et de médecine d’urgence du Mali (SARMU-Mali) se tiennent du 22 au 24 novembre au CICB. Des congressistes venus de 15 pays d’Afrique noire en plus de la France et de l’Allemagne prennent part à cette rencontre.

Onze ans après l’organisation de son 13e congrès dans notre pays en 1996, l’honneur est encore revenu au Mali d’abriter les travaux du 24è congrès de la SARANF. La tenue de la rencontre de la SARANF dans notre capitale se porte sur quatre thèmes : anesthésie réanimation en obstétrique, cœur et vaisseaux réanimation, allergie en anesthésie réanimation et assurance qualité en anesthésie réanimation.

A ces thèmes s’ajouteront deux tables rondes qui se porteront sur la formation des médecins anesthésistes réanimateurs en Afrique et aspects médico-légaux de l’anesthésie.

Oumar Ibrahima Touré, ministre de la Santé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a affirmé que, « ces thèmes retenus porteront sur des sujets qui s’inscrivent dans notre politique nationale de santé à savoir l’anesthésie du patient cardiaque, l’anesthésie de la césarienne, mais aussi les hémorragies graves de la délivrance et l’éclampsie qui sont les causes essentielles de la mortalité maternelle ».

Selon le ministre Touré, les échanges au cours de la rencontre permettront d’améliorer les connaissances de l’ensemble des praticiens de cette discipline indispensable pour la pratique médicale et subséquemment la prise en charge adéquate des patients.

Youssouf Coulibaly, le président du comité d’organisation des congrès, a souligné dans ses propos qu’au regard de l’insuffisance notoire des spécialistes en anesthésie réanimation dans notre pays, la SARMU s’est engagée à la formation des médecins en anesthésie.

En réponse à cette question de l’insuffisance des ressources humaines, le ministre a proposé l’implication des Etats en retenant le personnel formé afin de relever le défi de l’amélioration de la santé des citoyens. « Vous discuterez des programmes de formation des médecins spécialistes en anesthésie réanimation et des aspects médico-légaux de l’anesthésie. C’est le lieu de saluer cette initiative qui permettra à l’ensemble des acteurs impliqués dans cette discipline de bénéficier des dernières connaissances en la matière », a indiqué pour sa part M. Oumar Ibrahima Touré.

Pour le président de la SARANF, « la promotion de l’anesthésie en Afrique francophone demeure la priorité de sa société. Nous souhaitons que l’anesthésie prenne une place de plus en plus important en Afrique. On ne veut pas que les recommandations restent dans les tiroirs ».

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

La SARANF , c’est quoi ?

Créer en 1981, la SARANF, regroupe tous les pays d’Afrique noire francophone. Elle œuvre pour le développement de l’anesthésie, la réanimation et la médecine d’urgence dans les pays membres.

La présence de nombreux congressistes étrangers dans notre pays constitue une opportunité pour nos spécialistes en anesthésie réanimation et étudiants de bénéficier largement, pendant trois jours, des échanges.

Le ministre de la Santé a donné l’assurance de mettre en œuvre toutes les recommandations pertinentes et les orientations qui seront issues des travaux pour une amélioration de nos capacités en matière d’anesthésie réanimation.


S. D.

23 novembre 2007.