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Deux attaques attribuées au groupe islamiste Boko Haram ont fait 24 morts dans le nord-est du Nigeria, en représailles à des actions menées par des milices privées, ont rapporté mardi des habitants et des responsables. L’armée, qui mène une vaste offensive dans le Nord-Est pour mettre fin à l’insurrection islamiste secouant la région depuis 2009, a encouragé la création de milices privées l’aidant à traquer les membres de Boko Haram. Selon des spécialistes des questions de sécurité, la création de ces groupes d’autodéfense privés, qui échappent au contrôle des autorités, risque d’encourager la spirale de la violence dans la région. La semaine dernière, des membres présumés du groupe islamiste déguisés en soldats avaient tué 35 personnes dans le village de Dumba, dans le Nord-Est, en tirant sur des fidèles à la sortie d’une mosquée. Les 10 et 11 août, des membres présumés de Boko Haram avaient attaqué une mosquée à Konduga et tué 44 fidèles ainsi que 12 autres personnes dans un village voisin, toujours dans le Nord-Est.Le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré l’état d’urgence dans le Nord-Est en mai, et l’armée a lancé une offensive majeure dans la région afin de mettre fin à l’insurrection de Boko Haram. Les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale ont fait 3.600 morts depuis 2009 selon l’ONG Human Rights Watch.Le groupe affirme combattre pour la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria. AFP.