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Mercredi, au Centre international de conférences, la réunion ministérielle de suivi de la 23è conférence des chefs d’État et de gouvernement a eu lieu dans notre capitale. Ministres des Affaires étrangères d’Afrique et de France se sont réunis à Bamako, pour faire le point de la mise en œuvre des décisions prises durant le 23ème sommet Afrique-France qui a eu lieu dans notre capitale en décembre 2005.

Co-présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Moctar Ouane et son homologue français Philippe Douste-Blazy, la rencontre a enregistré la présence de nombreux ministres africains des Affaires étrangères ainsi que de chefs de délégation.

Dans son discours, le ministre Ouane, a souligné que la rencontre de Bamako a apporté une contribution majeure à la réflexion sur les préoccupations de la jeunesse, notamment s’agissant de l’éducation, de la formation, de l’emploi, de la santé et de l’immigration ; et le sommet de Bamako, en écho au forum de la jeunesse africaine, a souligné l’ardente obligation de faire davantage et mieux que les efforts consentis jusqu’ici, a ajouté le ministre.

Grâce à la réunion ministérielle de suivi, mesurer le chemin parcouru dans le cadre du partenariat entre l’Afrique et la France pour répondre aux attentes de la jeunesse africaine sera possible.

Efforts déployés pour que l’éducation, la formation et l’emploi conservent un ordre de priorité élevé dans l’agenda international comme dans celui des États africains ont été salués par la réunion.

Aussi, à l’initiative du Mali, l’Union africaine a adopté en janvier dernier, lors de son sommet, une décision relative au suivi du 23è sommet Afrique-France et promesse a été faite par le ministre Ouane, que nos différents Etats, veilleront à assurer le suivi de la mise en œuvre de cette décision.

De même, initiatives fortes présentées par l’Afrique et la France lors des conférences d’Abuja, de New York et de Toronto sur le VIH-sida, le paludisme et la tuberculose, constituant de véritables fléaux pour l’Afrique, en particulier pour sa jeunesse, ont été saluées par la rencontre.

Alors, participants à la rencontre de Bamako doivent continuer à œuvrer de concert pour amplifier le plaidoyer en faveur d’une mobilisation plus accrue de la communauté internationale face à la situation sanitaire inquiétante de l’Afrique, a souligné le ministre Ouane.

Il en va de même pour la conférence euro-africaine de Rabat et les réunions d’Alger et Tripoli sur le thème « migration et développement » tenues en 2006 participant à la même dynamique partenariale entre le Sud et le Nord, en vue de trouver une solution consensuelle à la question de l’immigration.

Ainsi, depuis la tenue du sommet de Bamako, contacts fructueux se sont noués entre États concernés avec la participation de la société civile.

C’est ainsi que dans le cadre du suivi du dernier sommet Afrique-France, l’ambassade de France à Bamako a mis en place avec les partenaires concernés un projet d’appui à la jeunesse malienne. Afin d’associer tous les acteurs ciblés et valider la mise en place de ce projet, il fallait décliner les différentes visions autour de 3 thématiques : jeunesse et entreprenariat, culture et citoyenneté et structuration associative.

Rôle de la France dans la recherche de sources innovantes de financement du développement a été salué par la conférence.

La conférence organisée à Paris à cet égard, a ouvert pour l’Afrique des perspectives encourageantes auxquelles nous devons apporter notre plein appui, et Mali qui y a pris une part active, œuvrera à leur réalisation rapide, a assuré le ministre Ouane.

Mercredi, en début de nuit, les travaux de cette réunion ministérielle ont pris fin avec la passation de la présidence de la réunion ministérielle de suivi entre le Mali et la France.

18 janvier 2007.