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«L’organisation du 23e Sommet Afrique-France est un grand honneur qui a
été fait à notre pays. Si nous informons dans ce cadre il le faut à partir
des faits en se rendant sur le lieu
».

En tenant ce propos hier sur le
chantier en finition du Sommet, le président du Comité national
d’organisation, Tiébilé Dramé invitait les hommes de média à la nécessaire
conjugaison des efforts pour relever le défi de ce grand honneur fait à
notre pays.

Tiébilé Dramé avait à ses côtés son homologue français, Pierre
Hugues secrétaire général du 23e Sommet Afrique-France et l’Ambassadeur de
la France au Mali Nicolas Normand.

Il s’agissait d’un échange avec les
journalistes suivi d’une visite du Centre de conférence et du Centre
international de presse, ainsi que du Palais des Congrès en rénovation.

L’objectif visé était d’amener les professionnels de la Communication a
éviter tout décalage avec la réalité et à livrer des informations en phase
avec l’évolution des préparatifs.

Au vu des indicateurs, le Mali s’achemine vers un sommet qui s’annonce
historique par la réussite de l’organisation et l’importance des thèmes
qui y seront débattus.

L’Ambassadeur de la France au Mali Nicolas Normand
a annoncé la participation des Présidents comme Thabo Mbéki de l’Afrique
du Sud, le président de l’Union africaine Olesegum Obasanjo du Nigeria, le
Président de la Cedeao Mamadou Tandja du Niger, naturellement le Président
de la République Française, Jacques Chirac, le Secrétaire général de
l’Onu, Koffi Annan, le Président de la Commission européenne.

Les 3 et 4
décembre seront rassemblés à Bamako l’ensemble des chefs d’Etat et de
gouvernement d’Afrique.

C’est la première fois dans un Sommet
Afrique-France que tous les chefs d’Etat et de gouvernement soient invités
dans un pays.

La salle polyvalente pour la presse et le centre international de
conférence en face duquel s’est tenu le point de presse, ont coûté 3
milliards 850 millions de F Cfa, selon Tiébilé Dramé, le président du
Comité national d’organisation du Sommet (Cnosaf).

D’importants travaux
d’agrandissement du parking de l’aéroport sont en cours pour 500 millions
de F Cfa. Le renforcement de l’éclairage de l’aéroport, la rénovation de
l’aérogare de Bamako, les salons présidentiel et ministériel, le parking
pour voiture à l’aéroport de Bamako sont également en cours, a souligné
Tiébilé Dramé.

A cela s’ajoute la réfection des routes dans le périmètre
du Sommet. En outre la ville de Bamako est en train de revoir son budget
pour embellir et assainir la capitale.

Il y a eu une inscription au budget
d’Etat de 2 milliards 400 millions pour assurer le fonctionnement du
Sommet c’est-à-dire la prise en charge par l’Etat malien de délégations
qui vont venir et de toutes les dépenses liées à l’événementiel pour le
Sommet.

C’est dire que l’Etat malien est en train de faire des efforts
extrêmement importants.

«C’est notre responsabilité, c’est une
coresponsabilité maliano-française. Et pour faire face au défi qui est
posé à notre pays, notre gouvernement est entrain de mobiliser les
ressources importantes et faire face à ce Sommet. Il s’agit de la
crédibilité extérieure, du prestige et de la réputation internationale du
Mali qui est en cause
», a déclaré Tiébilé Dramé.

Il a rappelé que c’est la
première fois, en 45 années d’indépendance, que le Mali reçoit toute
l’Afrique et la France, un événement majeur dont la portée n’échappe à
personne.

Pour renforcer le parc automobile, la France a apporté 240
voitures neuves dont la totalité est déjà à Bamako.

En marge du Sommet

En marge du Sommet aura lieu la rencontre des premières dames d’Afrique
qui se pencheront sur le thème de la mortalité maternelle et néonatale.

Cette idée de l’épouse du président de la République du Mali permettra aux
premières dames qui accompagnent d’habitude leurs époux, de ne pas faire
que du tourisme.

A cet effet, le Comité d’organisation travaille avec le
Cabinet de Mme Touré depuis plusieurs mois pour préparer cette réunion en
marge du Sommet.

Le forum de la jeunesse africaine est cet autre événement sans précédent
en marge du Sommet. Les représentants de la jeunesse de tout le continent
vont se retrouver à Bamako pour débattre de leurs préoccupations, exprimer
leurs attentes et transmettre cela aux chefs d’Etat d’Afrique et de
France.

Pour cela, lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet un temps
sera réservé au porte-parole des jeunes pour s’adresser aux chefs d’Etat.

La visite des lieux a permis de constater qu’un énorme travail a été fait
dans le cadre des constructions. Selon le représentant de l’entreprise,
les travaux sont à 90 % de réalisation.

La vue des locaux traduit
effectivement ce taux quand on sait qu’en certains lieux il ne manque que
le mobilier pour rendre opérationnels les bureaux.

La construction de l’édifice du Centre de conférence international a
permis de réaliser une duplication, de sortes qu’aux bureaux de la
Conférence se trouvant en haut correspond un rez-de-jardin.

Il y a donc
deux niveaux. Ce qui permet de dire que l’édifice qui est un joyau
architectural dispose de deux salles de conférence.

Côté Est, le Palais
des Congrès existant a été également rénové en reprenant entièrement les
chaises, le réseau électrique, la climatisation et la peinture. La fin des
travaux est prévue pour le 20 novembre.

Le Centre international de presse
qui va accueillir 500 journalistes a été visité. A ce jour, J-37, il est
permis de croire qu’à la date indiqué, le 3 décembre, le
le Mali sera prêt
pour accueillir le 23e Sommet qui promet d’être historique.

Boukary Daou

28 octobre 2005.