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Les anciens présidents Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré et Dioncounda Traoré seront côte à côte dans la tribune officielle à l’occasion de la célébration du 22 septembre 2013. La veille, 21 septembre, une grande journée de réconciliation serait prévue au Cicb sur initiative des confessions religieuses. Info ou intox ? Le débat fait rage à Bamako entre ceux qui le souhaitent intérieurement et ceux qui voient d’un très mauvais œil une telle photo.

L’information a d’abord circulé dans les salons feutrés de Bamako, puis dans les couloirs de l’administration, avant de se propager comme une traînée de poudre dans la rue.

Certains confrères de la presse écrite avaient levé le lièvre, avant que d’autres ne développent le sujet, pas plus tard que dans les parutions d’avant-hier mardi 20 août.

jpg_les_presi.jpgLa journée de réconciliation serait l’initiative du président de l’Union des jeunes musulmans du Mali (Ujmma), Macky Bah et du président du Comité de la jeunesse protestante Timothé Poudiougou. Le musulman et le protestant voient dans cette retrouvaille entre ceux qui ont eu à diriger le Mali à un moment de son histoire, un creuset de pardon dans un contexte où le pays retrouve son unité et vit dans un tempo de réconciliation nationale. Avec un président élu, en l’occurrence Ibrahim Boubacar Kéïta, qui sera également présent.

Autre présence attendue à cette grande journée de réconciliation, la famille de l’ancien président feu Modibo Kéïta, le général Amadou Haya Sanogo, la Commission Dialogue et Réconciliation, les chefs religieux (Eglises Protestante et Catholique, Groupement des leaders religieux et Haut conseil islamique du Mali, les familles fondatrices de Bamako et Seydou Badian Kouyaté. Sans oublier les leaders politiques.

L’idée de la Journée est certes de réconcilier les Maliens après les soubresauts de la crise, les déchirements au sein de l’armée et la récente promotion du capitaine Sanogo (qui divise les Maliens), mais l’objectif visé est sans doute de rassembler les anciens présidents pour un pardon mutuel général si l’on sait certains d’entre eux se sont quitté « par les armes ».

Des Maliens se réjouissent déjà d’une telle retrouvaille, d’autres jugent l’initiative « abominable ».

La poire est partagée en deux, en attendant le 21 et le 22 septembre.

Hamadi

L’Aube du 23 Août 2013.